I.KS GENS DE LRTI
LKS GKNS DE LETTRES
comédiens, capables d'interpréter des atellanes. On les ntilisait dans les réceptions de cérémonie, et beaucoup de gens préféraient ces « auditions » aux grossiers plaisirs d'un combat de gladiateurs, ou à une exhibition de baladins*. Déjà, vers la fin de la république, on avait vu Sylla s'entourer d'histrions % et Antoine traîner des acteurs derrière lui dans ses voyages ^ Sous l'empire, ces troupes domestiques furent très nombreuses, au grand préjudice des mœurs, car tous ces gens-lcà vivaient fort librement *. Oii<'^nd Domitien interdit la scène publique aux histrions, il n'osa pas toucher aux théâtres privés % Pline cite une vieille dame romaine dont la dernière passion fut le goût des pantomimes : aussitôt que Tennui commençait à la prendre, elle faisait venir ses comédiens ^ L'éducation littéraire de ces troupes, à moins qu'on ne les eût reçues toutes formées du marchand d'esclaves, demandait évidemment des hommes instruits, entendus dans les choses de la scène ; ils devaient enseigner leurs acteurs à peu près comme on apprend, dit-on, la nuisique aux régiments russes, et les étrivières étaient là pour avoir raison des cerveaux un peu durs.
Un service plus important et plus général était celui de la bibliothèque. Toute maison de premier ordre avait la sieiUK», et souvent (m distinguait celle de la ville et celle de la campagne. Vitruve dit comment il faut l'orienter pt»ur la bonne conservation et l'usage commode des trésors qu'on lui confie^; on l'ornait de tableaux ou de bustes représentant les grands écrivains chers au maître du logis. Là, les volumes étaient rangés dans leurs eases, horizontalement.