ACTE I, SCÈNE X
CÉSAR. <-
Je ne vis pas, mon oncle... j’existe, et c’est déjà bieu joli!
MARTEAU
Enfin, tu manges bien?
CÉSAR
Non, je mange mal.
MARTEAU
Qu’est-ce que je disais?... un bohème!
BERCER!» et TU FF 1ER.
Un bohème!
« CÉSAR
Doqnez-moi vos rentes, je me range!
MARTEAU
Gagne-les, fainéant!
CÉSAR, »* levant.
Ah ! voilà le grand mot lâché : fainéant ! Ah I jour de Dieu î ja te conseille de m’appeler fainéant, toi qui n’as eu que la peine d’hériter de ta femme, et qui n’as pas fait dans ta vie le quart de ce que je fais en un jour pour venir à bout de payer mon
terme! (il frappe ar les livres, que Beigniu enlève prudemment A mevire.) A S-
tu été, comme moi, tour à tour maître d'études, métier de chien, chien de métier? clerc d’huis6ier... avec du cœur... et déplacé? employé... avec du zèle... et ridicule? écrivain... avec du style... et mal veau? commis... buraliste... imprimeur, traducteur, inventeur... exploité, grugé, rançonné, et manquant toujours un million faute de cent mille francs... cent mille francs faute de dix mille... dix mille faute de cinq cents... et cinq cents faute de cent sous?...
(Dernier coup sur la table, que Bergciiu auiie à lui.} MARTEAU, agacé.
Ventre d’un...
CÉSAR
Aht vous m’appelez fainéant 1 vous qui n’avez qu’il gronder vos domestiques et à dorloter vos prétendus nerfs!
TUFFIER et BERGERIN.
Nos prétendus nerfs!
MARTEAU, Mirant tel poings*
Rrouhouhou !
Ttburct», TuUit r,'Cciir, Iler^vrin, Murleaa.
LES GfcNS NÈRVEUX
CÉSAR
Eh! brouhouhout... plonge la tête dans un baquet, ce.a te calmera... Qui est-ce qui m’a büti des bonshommes comme cela, crispés comme des chats U.