‹ Les gens nerveux comedie en trois actes (volume 2)Chapitre 32 sur 82 · MARTEAU, LUCIE, MARION, PLACIDE · texte numérisé non relu

MARTEAU, LUCIE, MARION, PLACIDE

(I.iicie fait des gammes an piano; Marion, 4 droite, remonte la pendule gui est anr la Cln m uce; llaiiea.', au milieu de la sceoe, a««ia ‘Uns un grand |auteuil et le» piidmir un taliourei, e.l enteloppé de ctiaîncs ëleolro-médicah* >|ui l'empêchent de bouger: la i eiidule sonne aneuea». vemeiil m-uf heures, ueul heure» ut demie, dix heures, dix hcuic» et demie, ontc heures, etc. ; Placide au fond nettoie dant l'antichambre.)

MARTEAU, aprèa un moment de silence, arec colère.

Mai ion l

MARION

Papa!

(Elle continue à tourner l'aiguille )

MARTEAU, doucement.

Non !... je ne veux pas me mettre en colère... avec ces chaînes électro-magnétiques, les courants... le fluide... on ne sait pas ce qui peut arriver. (Avec beaucoup de douceur.) Est-ce que tu u as pas bientôt fini, mon enfant chérie?

MARION

Mais, papa, il faut bien la remettre à l’heure..

MARTEAU, de même.

Si tu en sautais, ma mignonne...

MARION

Quelle idée, papa, elle sonnerait tout de travers... J’ai bientôt fini, je n'ai plus que onze beuresetmidL (La pendule sonne ouxe heures.) 11 est midi et demi.

MARTEAU, à lui-même.

Il y a des pendules qui s’arrangeraient de façon à n’avoir qu’un ou deux coups à sonner... mais celle-là, je crois qu’elle le fait exprès, ma parole d’honneur ; il faut que tout le cadran y passe.

MARION, sonnant 'a demie.

Allons! papa, courage! il n’y eu a plus que douze.

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