ACTE II, SCÈNE V
MARTEAU, à Ttburco.
Nous voilà donc dans la rue.
BERGERIN, recommençant a ec promener an fond, derrière Harlrau.
Ah! je me la rappellerai, cette nuit -là... pas une voiture, et un froid !...
MARTEAU, agacé par la promenade de Bergerin.
Un rude froid, oui, qui m’éclaircissait les idées ; si bien qu’en marchant avec le berceau dans mes bras... (Regardant Bergerin.) Il va recommencer!... Ceux-ci derrière-moi, comme pour un baptême, je commence à faire des calculs dans ma tôte : Ah cà! voyons... Je prends l’enfant, bien ; je paye tout, je me charge de tout, bien... mais, quand elle sera grande, qui est-ce qui payera la dot ?
T1BURCE, testant de pleurer.
Plaît-il ?
■ (Il remet ma mouchoir dans sa poche.
MARTEAU
Qui est-ce qui la payera, la dot?
BERGERIN
Oui, qui est-ce qui payera la dot?
MARTEAU
Voyez-vous, déjà des soucis... Une idée me vient tout à coup-; je me retourne, et je dis à Bergerin : Ah çà ! vous allez me laisser toute la charge de l’enfant, vous deux, vous avez ce cœur-là?
BERGERIN, descendant à droite*
Le cœur!... je pleurais plus que lui.
(Il s'assied sur le lantenil A l'extrême droite.)
MARTEAU t'essied sur le (anleuil.
De froid!... Voici donc ce que je leur propose et ce qu'ils acceptent... Dressezl’oreille, jeune homme. Acheter un coffre-fort... un vrai coffre-fort, vous m’entendez bien... en fer.
TIBURCS.
Oui!
MARTEAU
Avec trois serrures différentes, et par conséquent trois clefs.
Oui!
fIBURCE.
marteau;
One pour chacun de nous, de peur d'indiscrétion.’