‹ Les gens nerveux comedie en trois actes (volume 2)Chapitre 47 sur 82 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

MARTEAU, à Ttburco.

Nous voilà donc dans la rue.

BERGERIN, recommençant a ec promener an fond, derrière Harlrau.

Ah! je me la rappellerai, cette nuit -là... pas une voiture, et un froid !...

MARTEAU, agacé par la promenade de Bergerin.

Un rude froid, oui, qui m’éclaircissait les idées ; si bien qu’en marchant avec le berceau dans mes bras... (Regardant Bergerin.) Il va recommencer!... Ceux-ci derrière-moi, comme pour un baptême, je commence à faire des calculs dans ma tôte : Ah cà! voyons... Je prends l’enfant, bien ; je paye tout, je me charge de tout, bien... mais, quand elle sera grande, qui est-ce qui payera la dot ?

T1BURCE, testant de pleurer.

Plaît-il ?

■ (Il remet ma mouchoir dans sa poche.

MARTEAU

Qui est-ce qui la payera, la dot?

BERGERIN

Oui, qui est-ce qui payera la dot?

MARTEAU

Voyez-vous, déjà des soucis... Une idée me vient tout à coup-; je me retourne, et je dis à Bergerin : Ah çà ! vous allez me laisser toute la charge de l’enfant, vous deux, vous avez ce cœur-là?

BERGERIN, descendant à droite*

Le cœur!... je pleurais plus que lui.

(Il s'assied sur le lantenil A l'extrême droite.)

MARTEAU t'essied sur le (anleuil.

De froid!... Voici donc ce que je leur propose et ce qu'ils acceptent... Dressezl’oreille, jeune homme. Acheter un coffre-fort... un vrai coffre-fort, vous m’entendez bien... en fer.

TIBURCS.

Oui!

MARTEAU

Avec trois serrures différentes, et par conséquent trois clefs.

Oui!

fIBURCE.

marteau;

One pour chacun de nous, de peur d'indiscrétion.’

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