SCÈNE III
Les Memes, BERGLRIN et TLFFILR, Bargerin avec ses pincettes,
Tufflor avec ta canne, puis MAD.^ME TUFFIER et PLACIDE. TUFFIER.
Mais, sabre de bois! faites-les donc taire!
Mais voulez-vous vous taire !
MARTEAU
C’est donc vous qui cognez comme ça sur ma tête?
TUFFIER, monlranL Borgprin.
Tiens! c’est lui qui cogne sur la mienne !
MARTEAU
C’est donc bien spirituel, cela?... c’est donc une plaisanterie à faire à nos ûges?
• Dergcrin, Marion, Lucie plus Anut, Tiiflicr, Marteau.
TUFFIER
Comment! une plaisanterie?
BERGERIN
Il est bon là!... Voilà une demi-heure que j’entends sous mes pieds... (il imiie la gamme.) sapi’isti ! Oïl dirait qu’on danse... j’ai cru que c’était madame ïuffier, moi, j’ai cogné sur Tuflier.
TUFFIER, montiant Bergerin.
Et moi sur Dergerin.
Et comme cela vous 'avez la prétention de les empêcher de jouer du piano! vous?...
BERGERIN
Mais qu’elles jouent, cher ami, qu’elles jouent... seulement l’une après l’autre, à la üle!...
C’est déjà bien joli !
C’est trop joli !
TUFFIER
BERGERIN
MARION
Eh bien! et les morceaux d’ensemble?
LUCIE
A quatre mains?
TUFFIER
Mais il n’y a pas de morceaux à quatre mains?
BERGERIN
La nature a prévu le cas... nous n’avons que deux mains I
TUFFIER
Et quand on s’en sert bien !
(Il frappe le plancher avec sa canne.) MARTEAU,
Ab! j’ai bien entendu!...
Eh bien ! si nous avions cogné en même temps.
TUFFIER
A quatre mains...
BERGERIN
Voilà l’effet que ça aurait produit.
(Ils frappent tous les deux en mSinc tempi.)
* Bergerin, Marion, Marteau, Lncie, Tuffiep.