‹ Les gens nerveux comedie en trois actesChapitre 76 sur 87 · ACTE 111, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE IV

MARTEAU, s'ccliai'ffint oiicorp.

Vous y restez, vous y reste/,?... Si je vous y laisse, dites doue ; * il ne faut pas crier si fort, non plus...

IIKRGERIN.

Vous aurez le toupet de me dotinor congé?

M AU TE ve.

Mais, très-bien; et par huissier, encore.

liEUGERliN.

Ah! c’est comme ça'... eh bien! donnez-moi congé; moi, je ne donne pas ma clef.

(Il h rcmcl duus sâ

TIBURCE

Allons, bon!

JIVRTEAt'.

A-t-on jamais vu?

TIBURCE

Voyons, monsieur Dcrgcrin.

CÉSAR, cîo ntênic*

Monsieur Bergerin, il faut être juste aussi.

BERGEUIN. *

Juste... juste. Vous êtes charmant, vous!

CÉSAR

Ah! je sais bien qu’un changement d’habitudes, à votre Age, c’est souvent dangereux.

BERGERIN

Mais je crois bien que c'est dangereux ! *

LOUIS

C’est mortel!

Mortel !

BERGERIN

Mortel! voilà le mol.

•MARTEAU

Va, va, souflle le feu, IlibusticrI

CÉSAR

Mais cependant... ces pauvres enfants?

' Bcrgciiu, llarliau plus haut, Cii.ar, Tuflier plus haut, T biircc, LuuU à la causiuse,

BEUGEiUN.

Qu’ils aillent au diable! l’as de clef, ou mon appartement.

(Il se lève et passe à l'cslrcino gauche.) MAUTEAl'.

Et bien! je vous le laisse, votre appariement, là.

CÉSAR, à part.

Diantre!

LOUIS

Fichtre!

BERGERIX.

Oui, oui, vous voulez m’extirper ma clef pour me donner congé demain.

CÉSAR

Positivement...

MARTEAU, après un geste de menace à Ci-sar. *

Je VOUS dis que je vous le laisse, ventre d’un petit poisson!... Qu’est-ce'qu’il vous faut de plus?... Voulez-vous un bail?

# BERGERIN

Oui... de cinquante ans.

MARTEAU

De cent, si vous voulez 1

BERGERIN

Vous me ferez réparer mes cheminées?

MARTEAU

Oui...

BERGERIN

El mettre en couleur le palier?

MARTEAU

Oui, et vous aussi... Est-ce tout?

Vous m’en donnez parole devant témoins?...

Oui.

MARTEAU

BERGERIN

A ce prix-là je donne la clef.

Enfin!

TIBURCE

• Borgerin, TiiRicr plus haut, llarlc.ni, Cèsa-, T.o'iis, Tilaiicc.

actl: m, scène iv

MARTEAU

Ouf!

BERG ER IN, cliCrcliînt dans sa pnclie,

Eli bien! où donc l’iii-je fourrùe?

CESAR, bas, à Tiiffier.

Dites donc? c’est donc vous qu’on va mettre à la porte, alors?

TLFFIER.

Mais, au fait, (a Hirti'an.) Dites donc? Est-ce que c’est moi que vous allez mettre à la porte ? *

marteau.

Allons, bon ! à l'autre... Qui est-ce qui vous parle de ça?

TUFFIER

Mais dame! c’est que...

(Il désigné César.)

MARTEAU

Ce scrpcnt-là! si vous l’écoutez...

TUFFIER, iiisiitanl.

Mais, enfin...

I•;n^ln, je ne renvoie, personne, lit!

TOUS

Ail!

MARTEAU

Ab! Et je donne auv mariés le pavillon du Jardin... avec le potager... Ab !

TUFFIER

C’est-à-dire que vous le leur louez?

MARTEAU

•le ne leur loue rien du tout... je leur donne.

Comment?

MARTEAU

Par contrat !

* Bergerln, MaiTeaii, luflier, Tibiivcc, bonis à lu causeuse, César.

iOO LES GENS NEUVEI X

TIBünCE. *

Ah! nionsieur!

TUFFIEP.,

Et le potager avec?

MARTEAU

Oui.

TUF F IF, R, à I.oiiis.

Méchant gamin, va! Vois ce que lu pénis...

LOUIS

C’est voire faute !

CÉSAR

Mâtin! un pavillon à deux étages et le potager avec!... et la tirelire... en voilà une dot !

Mais je crois bien!

MARTEAU

En finirons-nous aujourd’hui?

TIIIURCE.

Poursuivons-nous?

TUFFIER, arrèlant.

Voyons! voyons! n’allons pas à l’aveuglette... hein? et tâchons . de ne pas être nerveux.

MARTEAU

Mais daine! c’est vous...

TUFFIER

C’est moi... c’est moi!... Vous avez des engouements... vous! Vous allez ! vous allez!

MARTEAU

Eh bien?

TUFFIER

Eh bien ! eh bien !... Je ne sais pas, moi ; mais ce garçon-là... c’est louche!...

MARTEAU

Quoi?

TIBURCE

Comment?

* Borgerin, Marteau, Tituirfc, Tuilier, louis. César.

* ‘ Bcrgerin, llailcüu, Tiluirce, Tuilier, Louis, Civ«ar.

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