‹ Les Germains avant le christianismeChapitre 9 sur 26 · G, K, CH · texte numérisé non relu

G, K, CH

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partout enfin l'on aperçoit le principe de la déclinaison faible, qui plie encore sous li règle générale, mais qui s'en affranchira pour se développer librement dans les dialeites germaniipies (1).

Même ressemblance dans la manière de conjuguer. Rien n'égale la flexibilité du verbe sanscrit, qui compte trois voix, six modes, six temps, trois personnes avec trois nombres, en tout trois cents formes distinctes. Ce modèle s'altère; mais toutes les langues indo-européennes en retiennent quelques traits : toutes donnent les mêmes caractéristiques aux trois personnes. La forme du prétérit sanscrit se reproduit dans le grec, dans plusieurs

(1) Les caractéristiques régulières du singulier mascuHn sont s pour le nominatif, s pour le génitif, une vojelle longue pour le dalif, la nasale m ou n pour l'accusatif. Exemple :

Sanscrit. Golliique. Comparez avec le latin.

Nom. s. Sun us, fils, sun us, fruct us.

Géii. Sun ôs, Sun aus, Iruct ûs.

Dat. sun avè, sun au, fruct ui.

Accus. sun uin, sun u pour sun un, fruct um.

La nasale n, dont la présence devient le principe de la déclinaison faible, paraît déjà dans le sanscrit.

En sanscrit. Eiigrec. En latin. En golhiqtie.

Nama, nom, pii, nez; homo; guma, homme,

Kaina n as, f t v d^, honii n is, gumi ns.

^ssmA, heureux; iJÀJ.y.i, noir ; sormo, \\a\v\ô, cœur.

Sarma n as. /^é/a v o;. sermo n is, liairli ns.

Deux règles sont communes à toutes les déclinaisons de la famille indo-européenne : 1° le neutre f;iil l'accusatif semblable au nominatif ; "l" le génitif et l'accusatif neutre sont sembl-.ibles aux mêmes cas du masculin.

ET. GKUM. I. 14

verbes latins et dans la conjugaison forte du gothique. Mais en même temps s'introduit en grec le procédé de la conjugaison faible, qui prévaut en latin, où il gouverne la plupart des verbes; il devient enfin la règle générale des idiomes du Nord. Ceux-ci ne connaissent déjà plus l'imparfait, l'aoriste, le plus-que-parfait, les deux futurs des langues classiques; ils perdront bientôt les flexions du duel et celles du passif; ils n'arriveront jusqu'à nous qu'après avoir dissipé, pour ainsi dire, leur part de l'héritage, dont ils auront à peine sauvé assez de débris pour faire reconnaître leur naissance et leur rang (1).

(1) Les caractéristiques régulières des personnes sont m pour la \", s pour la 2% t pour la 5°. NuUe part la ressemblance ne paraît plus frappante que dans le verbe être :

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