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d'entre eux se sont terminés dans un certain laps de temps à peu près égal pour tous, il existe néanmoins un écart .de temps important entre les durées extrêmes de ces gestations.
Ceci est dû au fait que copulation et fécondation ne paraissent pas synonymes. Un espace de temps plus ou moins long peut les séparer. Dans les conditions optima, lorsqu'il existe un ovule « mûr » et prêt à être fécondé, cet intervalle est de 28 à 30 heures, d’après les calculs de Robin et de Henle. Si ces conditions ne sont pas réalisées, les spermatozoïdes devront attendre que l’ovule soit arrivé à maturité, ce qui retardera d'autant le moment de la fécondation. Is sont capables de vivre huit jours, d’après Percy, quinze jours, d'après Schroeder, dans les voies génitales de la femme. Cependant Grosser et Schickele estiment, ainsi que Ballantyne, qu'ils ne restent actifs que pendant peu de jours, dix au maximum. Quant à l'ovule non fécondé, il dégénère rapidement, d’après tous les auteurs.
1] faut tenir compte de cet intervalle de temps pour
le calcul de la durée de la gestation à partir d'un coït connu ; et nous estimons qu'en retranchant 15 jours à la durée totale, nous obtiendrons un nombre de jours qui représentera la durée réelle de la gestation avec le minimum de chances d'erreur.
b) Date des dernières règles.
Il est admis actuellement que la menstruation représente l'avortement d'un ovule non fécondé, puisque la fécondation de l’ovule empêche l'apparition des règles. D'où l'habitude de calculer la durée de la gros-
sesse à partir des flernières règles qui ont paru. Mais la gestation peut débuter à des moments variables du cycle intermenstruël. L'ovulation peut en effet se produire à un moment quelconque du cycle intermenstruel, avec cependant une prédilection marquée pour la période qui s'étend du 8° au 10° jour après les règles. Ceci à été établi à la suite des travaux de MM. Villemin, puis Ancel et Bouin, et plus récemment de Schickele.
Il est prouvé en outre que la fécondation peut s’effectuer à tout moment par :
1° les cas de coït unique accomplis n'importe quel jour de la période intermenstruelle et suivis de gestation ;
2° le fait qu'on a recueilli des œufs humains jeunes à des jours très divers du cycle menstruel.
En admettant que la durée moyenne du cycle intermenstruel soit de 23 jours, on voit que l’on pourra faire une erreur équivalente dans le calcul de la durée de la grossesse à partir de la date des dernières règles, puisque la fécondation pourra n'avoir eu lieu que la veille des premières règles qui ont manqué.
On voit égalemént que, pour attribuer une valeur sûre à ce repère, il est nécessaire que la femme soit très régulièrement réglée.
Il nous faudra donc retrancher 23 jours à la durée d'une gestation évaluée à partir des dernières règles parues pour obtenir la durée réelle de cette gestation avec le minimum de chances d'erreur.
oo —