‹ Les gisements de mercure de Californie;Chapitre 19 sur 41 · TENEUR DE XINERAI POUR 100 PARTIES · texte numérisé non relu

TENEUR DE XINERAI POUR 100 PARTIES

DIFFÉ

OU perte

RENCB

i l'essai p. 100

Valenr prise

calculée.

Essai A.

Essai B.

comme la

absolue.

de mercure

l'hélasse. .

plus exacte.

contenu.

2* classe. .

3« classe. .

A* classe. .

5* classe. .

6* classe. .

V classe. .

Solera. . .

L'essai  a été fait au laboratoire d'essai de l'École des mines de Madrid; la méthode employée a été la distillation du minerai mélangé avec de la limaille de fer. L'essai B a été fait au laboratoire d'Almaden, par mélange du minerai avec son volume de chaux vive et le dixième de son volume de carbonate de soude. Les chiffres de la quatrième colonne résultent des deux précédents. On a pris toujours le chiffre le plus fort comme devant plus s'approcher de la vérité. La cinquième et la sixième colonne montrent que les pertes.

MIN£S ET USINES d'aLMADEN. 1o3

absolues aussi bien que relatives, vont en croissant à me-? sure que la richesse du minerai essayé va en diminuant. Ce résultat concorde avec celui des expériences de M. Glowaky à Idria, citées par M. Huyot dans un mémoire inséré aux Annales des mines, en i854 (5* série, tome V), et, plus généralement avec les résultats de tous les essais, qui donnent des teneurs de plus en plus inexactes à mesure que les minerais sont plus pauvres.

Les raisonnements qui mènent à cette conclusion sont, il est vrai, peu probants pour les minerais pauvres, qui peuvent contenir des matières volatiles autres que le soufre, le mercure et l'eau, en quantités qui ne sont plus négligeables par rapport à la faible quantité de mercure que contiennent ces minerais.

Sans donc vouloir donner à cette discussion une portée qu'elle n'a pas en réalité, nous nous bornerons à répéter, pour la résumer :

1° Que la teneur moyenne du minerai d'AImaden ne dépasse pas 8 à 9 p. 100 ;

2^* Que la perte sur le mercure indiqué par les essais ne dépasse pas 6 p. loo au four d'Idria, ni 5 p. loo au four Bustamante ;

3° Que la perte sur le mercure contenu , en calculant celui-ci au chiffre le plus élevé, ne dépasse pas lo p. loo, et, comme conclusion ;

4* Que les appareils en usage à Almaden, assurément moins irrationnels qu'on n'a voulu le dire , ne présentent pas à un haut degré les défauts qu'on leur a prêtés, ou qu'on a beaucoup exagérés, et que, conduits avec soin, ils donnent, pour un minerai riche, d'excellents résultats.

Est-ce à dire, pour cela, qu'on doive renoncer à les améliorer, ou que d'autres usinée, comme Idria, aient obéi à un préjugé en les abandonnant depuis longtemps? Nous

104 MINES ET USINES d'aIMADEN.

ne le pensons pas. La différence dans la nature des minerais traités à Idria ou en Californie peut suffire pour expliquer la différence des résultats obtenus et l'abandon des appareils d'Âlmaden à Idria et ailleurs.

En présence du revirement actuel de l'opinion des ingénieurs, en Espagne, sur les procédés d'Almaden, il est certain qu'il s'écoulera un temps assez long avant qu'on songe à introduire quelque innovation d'une portée considérable ; les dépenses élevées , causées par les expériences relatives au système Pellet, ont aussi enlevé pour assez longtemps toute envie de faire de nouveaux essais. On ne s'en préoccupe pas moins des améliorations qu'on pourrait avoir un jour à introduire dans le traitement.

Voici quels principes M. Monasterio aurait été d'avis d'appliquer, le cas échéant, à la solution du problème :

1** Calcination continue;

2* Séparation absolue des gaz du foyer et de ceux provenant du minerai ;

3* Condensation à l'aide de l'eau, dans des tubes en fer garnis intérieurement de manière à les protéger contre l'action de l'acide sulfurique, et baignés extérieurement dans l'eau ;

4** Tirage artificiel ;

&• Traitement séparé des résidus, dans des cornues de fonte ou de terre.

Peutrêtre appliquera-t-on plus tard quelques-unes des idées de M. Monasterio, lorsqu'on connaîtra suffisamment, à Almaden, les résultats des procédés en usage en Amérique , dont on se préoccupe vivement. Mais il ne saurait entrer dans mon plan de m'étendre longuement sur ces réformes, qui n* existent pas même à l'état de projets, et dont l'essai, par cf^séquent, ne se fera pas de longtemps.

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