‹ Les Glandes Anales Du ChienChapitre 2 sur 30 · À MES AMIS · texte numérisé non relu

À MES AMIS

A MowsIEUR LE PROFESSEUR PROUST de la Faculté de Médecine de Paris

Qui nous a fait le grand honneur de présider le Jury de notre thèse.

À MowsŒUR LE PRoFEssEuR COQUOT

Qui nous suggéra le sujet de ce travail et nous guida avec la plus grande bienveillance au cours des deux années passées à son laboratoire.

Hommage de notre respectueux attachement et de notre vive reconnaissance.

À MowsiIEUR LE PROFESSEUR BRESSOU

À MonsIEUR LE PROFESSEUR HENRY

À Tous Nos MAITRES DE L'ÉCOLE D’ALFORT

Introduction

Il existe, chez les carnivores, et aussi chez un certain nombre de rongeurs, de chaque côté de la portion terminale du rectum, deux petites poches s’ouvrant sur les marges de l’anus.

La littérature française, assez pauvre, d’ailleurs, sur le sujet, désigne en général ces deux petits culs-desac sous le nom de glandes anales. Ce terme malheureusement prête à confusion avec la région cutanée périanale très riche en éléments sébacés et sudoripares (analdrüsen ou circumanaldrüsen des Allemands), la dénomination de poches anales (analsäcke ou sinus paranales de Ellenberger et Baum) serait préférable à notre avis.

La plupart des auteurs : CHATIN, LeyniG, CHop4- KOWSKkI, FRANCKk, HEBRANT, se basant sur des considérations histologiques pensent que les glandes anales sont de simples replis du tégument cutané, particulièrement riche, à ce niveau, en cellules sébacées et en glandules sudoripares dont les sécrétions se collectent dans la lumière du sac pour s’écouler ensuite à l’extérieur par les petits canaux excréteurs.

Eee

Ces deux organes présentent un intérêt tout particulier chez le chien.

Nous avons constaté bien souvent, à la clinique de l’école vétérinaire d’Alfort, des lésions d’abcédation, des fistules périanales, plus rarement des tumeurs ayant leur origine dans les glandes anales. Bien plus, les lésions suppuratives, de beaucoup les plus nombreuses, se montrent, sous une forme chronique, rebelles aux traitements antiseptiques habituellement proposés et tiennent en échec le praticien traitant ; la guérison spontanée est exceptionnelle ; au contraire, le plus souvent le mal s’aggrave, entraînant une répercussion générale sur l’organisme. Si nous ajoutons que les sujets les plus exposés appartiennent à de petites races de luxe, l’on imagine sans peine tous les inconvénients que peuvent présenter de telles affections pour les propriétaires des malades.

Ces considérations nous ont amené à étudier la pathologie des glandes anales et la thérapeutique des processus morbides dont elles sont le point de départ.

Anatomie

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