‹ Les Glandes Anales Du ChienChapitre 29 sur 30 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

Chien cocker, 3 ans.

Présenté à la clinique de chirurgie le 7 mars 1933.

Le 3 mars, l’attention du propriétaire est attirée par les efforts douloureux de son chien lors de défécations qui sont rares d’ailleurs ; il découvre, alors, sur le côté droit de l’anus une tuméfaction chaude, douloureuse et fluctuante ; il pose lui-même le diagnostic d’abcès et institue un traitement par des compresses chaudes ; le pus ne tarde pas à se faire jour à l'extérieur, le chien reprend un peu sa gaîté naturelle, en même temps que son appétit. Nous apprenons en outre que l’animal a tendance très nette à la constipation résultant d’une alimentation presque exclusivement carnée et aussi d’une certaine insuffisance hépatique.

La glande anale gauche se révèle parfaitement saine à l'examen.

Opération le 9 mars après anesthésie locale.

Nous pratiquons l’ablation de la poche anale droite, centre de l’abcédation.

Les jours suivants l’animal arrache le pansement et les

mt

points de suture ; toutefois la cicatrisation se fait rapidement et l’animal est rendu à son propriétaire le 13 mars.

OBSERVATION XIIT

Chien de berger allemand, 6 ans, présenté à la consultation le 2 mars 1933.

L'on remarque sur le côté droit de l’anus une cavité anfractueuse, béante, tapissée d’un tissu grisâtre de mauvais aspect.

Le propriétaire nous explique que son chien avait présenté, dix mois auparavant, un abcès en cette région qui fut débridé par le vétérinaire. La suppuration ne se tarissant pas, l’on avait alors appliqué quotidiennement une solution de nitrate d'argent qui avait amené une véritable nécrose des tissus.

Nous intervenons le lendemain en pratiquant un curettage large de toute la cavité, nous ne retrouvons plus trace de la glande anale droite ; par contre, nous devons exciser un tissus atone, grisâtre, à consistance cartilagineuse, d’un demicentimètre d'épaisseur, à peine irrigué, même dans sa partie profonde qui constitue la paroi du cul-de-sac.

Ce cas montre bien que le traitement longtemps prolongé des abcédations des glandes anales par les antiseptiques, non seulement n’amène pas la guérison, mais crée des lésions justiciables de l’intervention du chirurgien.

Nous limiterons ici la liste de nos observations qu'il serait inutile d’allonger ; en effet, les affections des glandes anales se ramènent à quelques types d’observation courante que nous pensons avoir suffisamment illustrés par les cas cliniques que nous venons de

relater.

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