GLOSE
Sur quatre vers de Maurice Bouchor.
Et cependant le vent d'automne, L inconsolable vent des nuits^ Poursuivait son chant monotone Qu'il na pas achevé depuis.
Le vent du versant noir détone Au manoir de mes cinquante ans, Vent plus doux qu'un vent de printemps. Et cependant le vent d^automn*'.
Vieillesse, ô semeuse d'ennuis, Viens-tu déjà, par les bruines, Soufflant de ta bouche en ruines L'inconsolable vent des nuilsl
On chante, on festoie, on festonne, Et soudain dans l'ombre on entend Le vent qui, toujours sanglotant, Poursuivait son chant monotone.
Rester jeune ! Je veux. Je puis.
Comme en l'autre saison si brève, Mon cœur est encor plein du rêve Quil n'a pas achevé depuis.
Et cependant le vent d'automne, L'inconsolable vent des nuits, Poursuivait son chant monotone Qu'il n'a pas achevé depuis.
MARhNE
Sur la grève Choit le ciel En fiel Qui se crève.
Le vent fou Aux mains vagues, Des vagues Tord le cou.
Cris funèbres Des oiseaux ! Airs, eaux, Tout, ténèbres 1
Soudain, clair Dans le vide, Livide, Luit l'éclair,
Dont, hagarde, S'éblouit La Nuit Qu'il poignarde.