‹ Les glas; poèmesChapitre 19 sur 48 · GLOSE · texte numérisé non relu

GLOSE

Sur quatre vers de Maurice Bouchor.

Et cependant le vent d'automne, L inconsolable vent des nuits^ Poursuivait son chant monotone Qu'il na pas achevé depuis.

Le vent du versant noir détone Au manoir de mes cinquante ans, Vent plus doux qu'un vent de printemps. Et cependant le vent d^automn*'.

Vieillesse, ô semeuse d'ennuis, Viens-tu déjà, par les bruines, Soufflant de ta bouche en ruines L'inconsolable vent des nuilsl

On chante, on festoie, on festonne, Et soudain dans l'ombre on entend Le vent qui, toujours sanglotant, Poursuivait son chant monotone.

Rester jeune ! Je veux. Je puis.

Comme en l'autre saison si brève, Mon cœur est encor plein du rêve Quil n'a pas achevé depuis.

Et cependant le vent d'automne, L'inconsolable vent des nuits, Poursuivait son chant monotone Qu'il n'a pas achevé depuis.

MARhNE

Sur la grève Choit le ciel En fiel Qui se crève.

Le vent fou Aux mains vagues, Des vagues Tord le cou.

Cris funèbres Des oiseaux ! Airs, eaux, Tout, ténèbres 1

Soudain, clair Dans le vide, Livide, Luit l'éclair,

Dont, hagarde, S'éblouit La Nuit Qu'il poignarde.

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