L’ENROCHEMENT
Prolongeant vers le N.-E. la jetée orientale de quelques centaines de mètres on trouve une sorte de digue basse et étroite formée de blocs calcaires déposés sans ordre. On observe sur ces cailloux — les seuls de toute la région qui se trouvent dans une situation bathymétrique aussi élevée (1) — quelques algues, Ceramium rubrum (Huds.) Ag., Cladophora rupestris (L.) Ktz. et des Fucus. La répartition de ces derniers est intéressante, en ce qu’elle présente des caractères tenant à la très faible pente de l’enrochement. Une zone à Fuscus serratus en colonie pure occupe toute la partie Nord de l'ouvrage et s'arrête quelque peu au sud de la balise la plus méridionale ; dans une deuxième zone allant de ce point jusqu’au pied de la jetée on trouve un mélange de F. serratus, de F. vesiculosus, et même, dans la partie méridionale, de F. platycarpus.
On peut donc dans ces cailloutis trouver côte à côte, juxtaposées, les trois
(1) L'enrochement est à cheval sur les quatrième et cinquième zones de R.-Ph. Dollfus.
espèces, phénomène assurément peu commun sur les côtes rocheuses où une inclinaison suffisante du substratum permet une superposition de ces formes.
Le lit de la rivière elle-même, à l’ouest de l’enrochement, est sablovaseux, semé de cailloutis à Confervacées (Enteromorpha compressa (L.) Grev.), ces dernières baignant à marée basse, au moins en morte eau,
dans de l’eau presque douce.