PORTRAITS COLLECTIFS
Gavanii. — Les deux frères sont re|)résentés de profil, à droite, et assis dans une loge de théâtre. Jules, un monocle dans l'œil, en avant d'Kdmond méditatif, les mains sur les genoux. C'est la première planche d'une suite lithographiéc de neuf portraits à mijambes cl à mi-corps, ayant pour titre Masques et Visages et pour
sous-titre Messieurs du Feuilleton. Celle pièce a paru dans le journal Par/*, le lo avriH853. Elle porte le numéro 81 dans VŒuvre de Gavarni (i vol. in-S", Paris, librairie des Bibliophiles, ISTS), décrit par M. Mahérault. H. 0,19; L. 0,16. 11 existe des épreuves avant la lettre sur Chine.
Rapprocher ces portraits de Gavarni des portraits lithographies que lit .lean Gigoux d'Altred et de Tony Johannot. On les trouvera reproduits en têle des Viynettes romantiques de M. Champlleury. Par l'apparence extérieure, par le caractère, non moins que par l'amitié fraternelle, il y a, entre les Johannot et les Concourt des points de contact frappants.
Bracquemond. — Médaillon des deux frères dessinés et gravés pour le litre de la première édition de l'Art du xyiii^ siècle paru, après les fascicules, en 187S. H. 0,'.i; L. 0,12. Le profil de Jules mort est gracieusement encadré par un rameau de cyprès.
Il existe, en deux états, quelques épreuves d'une première planche manquée et abandonnée : !"■ état, la morsure a produit des taches, le rameau de cyprèsesl lourdement indiqué par des tailles droites; 2* état, travail de pointe sèche dans les têtes.
Le même refait :
i" état, eau-forle, profil indiqué, œil de Jules sans regard. On y voit déjà le monogramme B entre les deux médaillons. Hachures sommaires derrière les têtes, non encadré; 2« travail de pointe sèche, encadré entre quatre lignes, regard de Jules accentué; sur les marges, des gribouillis semblant représenter des plantes de marais; 3^ planche nettoyée; les quatre lignes non encore arrêtées aux angles; 4« encadrement arrêté aux angles; o" la planche a été coupée. On y lit: Salmoii imp. A servi au tirage.
Ce portrait a été reproduit par un journal anglais dont nous n'avons pas le litre, à l'aide du procédé Child.
Nous citons pour mémoire, sans y attacher d'importance parce qu'ils ne présentent pas d'intérêt d'art, les portraits collectifs suivanls :
Udc og Hjemme, signés F. H. X. I, 2o juin 1882.
Le Cri du jyeuple, portraits des deux frères et de M"o Cerny, de l'Odéon, dans le rôle de Renée Maupcrin, 20 novembre 1886.
Journal illustré, deux portraits dessinés par Franc Lamy, 13 mars 1885,
La Vie parisenne, Les Célébrités de Vannée, 30 décembre 1865.
Album du Gaulois, Edmond porte Jules sur son dos. Lithographie par Hadol.
La Comète, deux lêtes sous un même bonnet, les deux frères portent tous leurs livres sur un crochet de commissionnaire, bois polychrome, par Xavier Girard.
L'Éclipsé, Edmond de Concourt active un fourneau sur lequel se liquéfient, dans une cornue, nn dictionnaire français, un cœur, une femme et une plume. L'cvaporation produit Benée Maïqierin, Germinie, etc. ; à ilroilc, le médaillon dcJules, d'après Bracquemond. Bois polychrome dessiné par André Gill.
La Vie pai-isienne, Les SottUers Je Xoi/l, 23 décembre 1863.
Le Nouvelliste de Vichy, 1868. Edmond et Jules avec des têtes énormes et de petits corps reliés pir une plume. Lear livre. Manette Salomon gambade devant eux. Lithographie par V. Collodion.
PORTRAITS d'après EDMOND DE CONCOURT
Jlles de GoN-caaT, portrait d'Edmond, aquarelle (voir ici, Aqnarelies de Jules).
Jules de Concourt, portrait d'Edmond, une longue pipe à la bouche. Voir plus haut Description des Eaux-fortes de Jules, par Ph. Burty. Celle planche, avant d'entrer dans la publication, avait été tirée à dix éfireuves, sur Japon.
J. de NiTTis. Un des panneaux de la bibliolhcque d'Autcuil est occupé par un portrait au pastel, grand comme nature, dans lequel Giuseppc de Nittis a représenté M. Edmond de Concourt au milieu de ses livres, devant sa table de' travail. Il a été fait en 1881 et il a figuré, sous le n''16, à l'Exposition Nitlis, au Cercle de l'Union artistique.
Ce pastel a été reproduit dans la Vie moderne. Le dessin sur bois est de M. de Liphard.
M. de Nitlis est aussi l'auteur d'un buste en bronze qui orne la chambre à coucher de M. de Concourt. Il est de la grandeur du modèle. Un médaillon entouré de feuillage, donne le profil de Jules incrusté dans le socle. Le bronze coulé à cire perdue est unique.
L'Artiste, dans son numéro du mois d'août 1884, a reproduit ce buste et ce médaillon dans une eau-forte signée Marins Borrel. Il existe de ce malheureux travail trois états : 1" préparation très sommaire; 2"= préparation plus avancée, fond blanc; 3o terminé, le fond haché.
I!afkaei,u, grand portrail, à l'huile, fait dans le salon de la maison d'Autcuil. Le modèle est représenté debout, appuyé sur la grande vasque japonaise qui occupe le milieu de la pièce. Il a, derrière lui, le de>sin de V Indifférent par Watteau, et la lithographie de Gavarni représentant les deux frères. Cette toile, commencée en février 18S8,a été exposée le 14 mars 188S dans la salle Pelit, rue de Sèze; elle a ligure au Salon de 1888. Acquise par rfital,elic a été donnée au musée de Nancy.
Bracolemond, grand portrait de face, 1882. II. 0,46; L. 0,32. Le dessin original du graveur, d'après nature, est au musée du Luxembourg. •■
ICONOGRAPniE 373
Le modèle est représente de face, assis, fumant une cigarette. Ce portrait a été fait dans le cabinet de rKxlrême-Oricnt, qui a été modifié depuis, et non pas dans la bibliothèque, bien que des livres se reflètent dans la glace. Différents bibelots, épars dans la maison, ont été groupés autour du personnage.
11 existe huit états que nous décrivons d'après lC3 épreuves de la collection de Concourt.
l«r État d'eau-forte, télé et mains modelées au pointillé, cravate indiquée au trait, vêlement blanc; tiré à vingt.
2c Vêlement et fond légèrement teinté; l'X et les cartons qu'il soutient sont indiqués; la cigarette a la fumée blanche; tiré à six.
3° Ileraorsure, travail plus poussé, plis du vêtement indiqués, fumée de la cigarette teintée; tiré à six.
4" Travail plus avancé du vétemcul; le fond, à gauche, sur lequel se détache le Satyre et la Nymphe de Glodion, est teinté; tiré à six.
5e Le Satyre et la Nym^ihe sont plus avancés; le carton à dessin cl des tailles croisées; les plis du vêtement sont indiqués; tiré à six.
6' La composition générale se calme; le Satyre et la Nymphe terminés; tiré à six.
7c Knserable plus harmonieux, retouche do détails; tiré à six.
8c Dernier état, mise au point, a servi au tirage définitif.
11 a été tiié vingt-cinq épreuves sur parchemin et cent cinquanic sur papier du Japon. Ces dernières ont été signées à l'encre par le graveur.
Cette eau-forte a figuré, sous le n" 4G03, au Salon de 1881. Elle porte le n" o4 de l'œuvre de Bracqucmond décrit par M. 11. Beraldi, dans ses excellents GraveUrs du, dix-neuvième siècle, t. III, p. 31, Conquet, in-S».
En iH83, le graveur a fait une réduction de ce portrait (H. 0,11 ; L. 08) d'après le second élat de la planche, avec le panneau et le portefeuille blancs. C'est un mélange un peu lourd de procédé et d'eau-forle. 11 en existe quatre états :
I^^ Héliogravure, signé déjà, sur le panneau de gauche : Bracquemond inv. etfecit.
2<= Ajouté des travaux d'eau-forte.
3* Signé B sur la marge d'en bas, à .Iroite, avant la lettre.
4e Avec la lettre, le B a été effacé et rc:mp\3icépa\' Bracquemond se. — A. Salmon, imp. — Edmond de Concourt. — Ch. DeloritrCj rue de Seine j 15, Paris.
A. Varin, portrait à l'eau-fortc, gravé en 1876, fait partie des quinze portraits dont il a été parlé ci-dessus,, gravés pour \' Art du dix-huitième siècle.
11 existe trois états :
V Vêtement ombré, tète au trait.
2e Tête modelée, encadrée par un trait, porte au bas : M. de Concourt aîné.
Z^ Têle plus poussée, vêtement plus accentué.
Prixce Gabbielu, portrait de profil, gravé à l'eau-fortc.
Desbouti.v, portrait de face, à la pointe sèche.
Baudun, portrait gravé au burin, pour la publication in-8° de la Librairie des Nouveautés artistiques de Sagot. 11 a été fait pour illustrer Chérie. Un fac-similé d'autographe tiré du roman y est joint. Il a pour litre : L'Allée du Bréviaire.
BoisviN, gravure à l'cau-forte pour l'édition in-i6 de lîenée Mauperin, par Lemerre. Il existe deux états :
\" Dau-forte pure, non signé, tiré à trois épreuves.
2^ Terminé, signé.
De Liphxrd, porlr;iil dessiné à la plume (collection de Concourt). Il a été gravé sur bois et publié par le Papillon (14 mai 1882); il a servi aussi au journal portugais A Illustracâo (20 mai 1884^; enfin, avec les épaules coupées, on le retrouve dans les Célébrités contemporaines, par M™^ Olympe Audouard.
Citons encore : un portrait, non signé, publié par le Triboulet (26 octobre 1884) ; un autre, en tête de la livraison 47 des Portraits contenijwrains de M. Jules Claretie ; celui qu'a publié, le 27 mai iS86, le Courrier des Gaules et qui a été dessiné par Coll-Toc enfin le portrait reproduit par le procédé Guillaume qu'on trouvera dans Souvenirs d'un homme de lettres, par M. A. Daudet, 1 vol. in-12, Paris, Marpon et Flammarion, 1888.
RiKGEL d'Illzach, médaillon, bronze, profil.