APRES LA GUERRE
HA NUS élit Baisse
C'’esr un coin de l'Afrique. I] n’a pas de rival
Pour ses copje, ses rocs, r . . «bles, ses marnières, Pour l'éclat de son ciel et l'or de ses minières,
Pour ses troupeaux et pour ses prés. C'est le Transval.
Dans sa campagne en deuil, au long d’un jo!i val, Sur le sol défon-é par de grises ornières,
Et les cheveux flottant aux brises printanières,
Deux Boërs, un jeune, un vieux, s'en allaient à cheval.
chili ft Giant
Le jeune s’étonnait des creux dans la verdure. — La guerre, mon enfant, la guerre longue et dure... Là dorment des héros! dit l’autre avec fierté.
Il ‘egardait toujours les innombrables fosses. Tout à coup il joignit ses mains rudes et grosses Et jeta ce sanglot : — Là git la liberté!
M à es
SOUFFLE D'AMOUR er 0
Sox œil m'enveloppait comme l'azur céleste :
C'était l'enivrement dans la sérénité.
J'aurais voulu la voir toute une éternité,
Sa main me dit adieu d’un adorable geste.
Elle partit, courant sur les fleurs d’un pied leste, Et je crus voir se fondre une divinité.
Aussitôt j’entendis comme une infinité De chants et de soupirs dans ma retraite agreste.
Descendaient-ils des nids cachés dans les rameaux ? De la cime des bois qu’une brise balance ?
Du violon plaintif d’un barde des hameaux ?
Violon, bois et nids faisaient partout silence, Et rien n’éveillait plus les échos d’alentour.… C’est mon cœur qui vibrait au souffle de l'amour.
Ere avait repoussé plus d'un amour banal,
Et son âme chantait une idéale stance.
Nous étions — mais j'oublie en quelle circonstance — Au jardin que berçait un souffle matinal.
Un papillon, caché dans un lis virginal,
S’enivrait de rosée. Il paya d’inconstance.
Nous le vimes s'enfuir une longue distance, Et la fleur, sembla-t-il, pleura l’adieu final.
Elle la prit alors de ses beaux doigts de fée, La mit à son corsage ainsi qu’un fier trophée, Et le parfum semblait s’exhaler de son cœur.
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Elle tourna vers moi sa figure rosée,
Et dans son œil humide, vuvert comme la fleur, Comme le papillon je bus de la rosée.
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