LE MIRAGE
C'xsr le désert lugubre après l'âpre savane, Le ciel de feu, le sable épais, l'air étouffant, D'une terreur étrange à peine on se défend.
Seul, en ces lieux maudits, l'arabe se pavane,
Là des sources sans aux, un palmier qui se fane ; Là des crânes ouverts Par un cheik triomphant. Mais voici que le ciel à l'horizon se fend,
Et des frissons d'espoir poussent la caravane.
Devant elle, là-bas, dans les sables houleux, Elle a vu tout à coup resplendir des flots bleus. Sa soif brûlante enfin sera donc assouvie,
Haletante, elle court secouant sa torpeur, Vers l'horizon de flamme où luit ce lac trompeur... Et c'est ainsi, mon Dieu! qu'on traverse la viel
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LE DEFART
L'ANCRE monte du fond. Les anneaux de la chaine, D'où ruissellent les eaux, apparaissent flambants. Dans le ciel, des rayons qui semblent des rubans Annoncent aux marins la bourrasque prochaine.
La voile se déroule au mât grand comme un chêne; Un sifflement subit s’exhale des haubans ;
L'écume met sa neige au tuf sombre des bancs ;
i Comme un nid au rameeau se berce la carêne.
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Sur le sable mouvant, les jeunes et les vieux, À genoux ou debout, suivent la nef des yeux, Et lancent des jurons ou font une prière.
Ils ont le parler dur, ces rudes matelots ; Mais ils savent aussi que l’onde est meurtrière, E* que bien des marins ont pour tombe les flots.
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