LA CLOCHE
Soxe en ton vieux beffroi la prière prescrite, À l'aube comme au soir mon front est incliné, Sonne joyeusement, Voici qu'un homme est né, Et le baptême saint le marque de son rite.
Sonne l'hymne d'amour en ta haute guérite, Par un chemin de fleurs où tant ont butiné, S'avance vers l'église un Couple fortuné, Sonne pour tous les nids que le clocher abrite,
Sonne pour éveiller les échos endormis De nos bois odorants et de nos cœurs soumis, Sonne l'alléluia des tâches achevées.
Tous ceux qui nous sont chers s'en vont comme les flots,
Et vers le ciel en Vain nos mains se sont levées...
Sonne les longs adieux, sonne les longs sanglots!
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SOUFFLE RELIGIEUX