LA FRANCE DE CARTIER
(A Botrel, le bardo Breton)
C'Esr l'ombre de Cartier qui pl
ane encor sur nous.
Notre langage antique
a l'air un peu farouche, Mais, quand il a passé par une fraiche bouche, Il dégage un parfum qui semble de chez vous.
Ton nom sonne l'appel et nous
accourons tous.
Ici la liberté n'
& pas un regard louche, Et la loi nous protège, homme et Dieu, Nul
ine touche Aux humbles croix de b
is que nous pendons aux clous.
arde, sur tes'couplets à l'allure si franche,
Barde, t plets à 1
Quand tu chantes, l'on voit voltiger l'âme blanche Que donne à son enfant la mère d'un Breton.
Dans ton: vol glorieux, chant
€ donc, pieux barde, La France de
Cartier! Demande que Dieu garde Et fasse épanouir cette fleur en bouton !
HOMMAGE
Atr,.
E nrenps-ru les vivats de tes heureux riv Leur front est Couronné, leur âme est en délire,
Ils chantent un poème où tu ne sais pas lire, Et nul ne descend plus aux jambes dévots.
aux ?
Or, parmi les anciens et parmi les nouv
eaux, Plus d'un n'a pas re
mpli sa pauvre tirclire, Plus d’un avec colère a rejeté sa lyre,
Et le doute a souvent hanté de grands cerveaux.
Ton aile qui voulait mesurer les espaces,
N'éveille pas de bruits dans l'azur où tu passes,
Et tu pleures songeant que ton nom va périr.
Pour que le cœur s’échauffe à tes divines fièvres, Pour que ton nom muet monte à toutes les
lèvres, O poète, il te manque une chose: mourir !
HOMMAGE