UNE RENCONTRE
Roms pour tout un jour dépouille son air morne. Escorté de consuls, de femmes, de valets, Néron, vêtu de pourpre, a quitté son palais,
Et le peuple ébloui l’acclame et le flagorne.
Un vieillard voulait voir. — Monte sur cette borne, Lui dit en le haussant un joueur d'osselets ; Maïs ses yeux sont chargés de foudre, évite-les ;
Courbe tes cheveux blancs quand sonnera la corne.
Le cortège parut; une clameur jaillit.
Le vieillard resta droit, et Néron tressaillit
Sous le brülant rayon de sa lourde paupière.
Cet homme, un étranger sans science et sans arts, Venait avec la croix prendre Rome aux Césars, Pour la donner au Christ. C'était l'apôtre Pierre.
CHEZ LES ROMAINS
LE COLISEÉE
Ox admire toujours, sous Je
Ses vieux gr Flots de
beau ciel romain, adins massifs e Pierres pareils due l'hiver boré
t ses hautes arcades,
aux immenses Cascades al suspend sur Son chemin,
Les Césars orgue
illeux, d'un signe Faisaient défiler ]
de la main, ades :
de leurs mille Les fauves qu'appelait Je
à de fières cavalc Ils faisaient s'élancer, embuscades,
&rand peuple inhumain.
L'amphithéätre est vide. Un vent d'amour soupire En passant sur l'arène
où grondaient les lions, Où les bourreaux tuaient les saints Par millions,
Les siècles ont broyé
le merveilleux empire, Et la croix à vaincu les autels des faux die
Mais ton &énie, 6 Rome! es
ux, t toujours radieux.
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