ABEL ET CAIN
LA terre verdissait, qui venau d'émerger
Des primitives eaux. L'antre au sombre orifice Etait, en ces jours-là, son unique édifice,
Et l’homme vagabond y pouvait héberger.
Or, deux frères vivaient: un semeur, un berger. Ils offrirent à Dieu le premier sacrifice.
Le berger fut béni. L'autre, usant d'artifice, L'attira sur son cœur afin de l’égorger.
La terre qui grandit dans la magnificence, S'enivre encore, hélas! du sang de l'innocence, Et garde la Elessure ouverte dans son sein.
Et le bien et le mal seront toujours en lutte; Et les derniers enfants de la dernière hutte Seront peut-être encore un Abel, un Caïn.
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14 SONNETS BIBLIQUES
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