‹ Les gouttelettes [microforme]Chapitre 67 sur 158 · WOLF ET MONTCALM · texte numérisé non relu

WOLF ET MONTCALM

O Wolf! soldat heureux, tu voulus, sur tes pas, Par un coup téméraire enchainer la victoire ;

Tu voulus buriner une page d'histoire,

A quel prix! un vaillant ne s'en occupe pas.

Dans ta fierté de preux, Montcalm, tu te drapas, Cr. ton nom résonnait sur plus d'un territoire. Ton glaive s'est brisé sur notre promontoire,

Mais dans quel flot de sang d'abord tu le trempas!

La foudre à votre voix éclate sur nos cimes.

Albion va remplir les rangs que tu décimes, O Montcalm! et la France, hélas! nous laisse seuls.

Et vous tombez tous deux sur le champ de bataille! Mais la mort vous grandit, et la gloire vous taille, Dans vos drapeaux aimés, deux immortels linceuls.

ALANÉ DANS Notre HISTOIRE

LA DERNIERE VICTOIRi

Riex ne Consolait plus nos âmes alarmées :

La royauté déchue, 6 r'rance, tu le sais, Oubliait ses malheurs en d'infâmes excès,

Quand sonna de nouveau le clairon des armées,

Des Phalanges de Preux s'étaient encor formées ; Lévis vengeait l'honneur du vieux drapeau français. Héroïque triomphe, inutile succès,

L'Anglais ne rouvrit pas les murailles fermées.

Et l'on eût dit qu'un astre, en ce jour décevant, Pour s’en aller s'éteindre en la mer du levant, Lentement descendait de notre promontoire.

C'était le drapeau blanc Emportant dans ses plis Et ta gloire immortelle,

qui retournait là-bas, la poudre des combats Ô dernière victoire!

Page 1