NOS REMPARTS
Le drapeau de nos rois y déroula ses plis, k il Les preux disaient mourant : — La France nous regarde, * 1 La France a détourné sa figure hagarde,
Et d'un chagrin mortel nos Cœurs se sont remplis. Plus d'un siècle a passé sur les ‘ Le sceptre d'Albion jalousement nous garde.
Les nôtres maintenant Promènent la cocarde Sur les hauts parapets, .
«its accomplis,
. Les dos sont assouplis.
Et le long de ces murs qui soutinrent des sièges, Vers la nuit vont s'asseoir, sur le bois
dur des sièges, Des couples d'amoureux qu'ennuie un
ciel trop clair,
On ertend des soupirs et des frissons de lèvres...
Juchés sur leurs affûts, gueu'e b
éante, en l'air, Les vi
sux canons anglais s'échauffent à ces fièvres.
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GLANÉ DANS NOTRE HISTOIRE 105
LES PATRIOTÉES DE :r837
O pâle envie, un jour, ces hommes que tu mords Ont secoué les fers de leur race opprimée!
Leur sublime folie, hélas! fut réprimée,
Mais gare au peuple bon qui se souvient des morts.
Ils semblaient des coursiers qui font saigner leurs mors, Peuple, ta volonté par eux s'est exprimée.
Nulle tache à leurs fronts ne s'est donc imprimée,
Et leurs sanglants tombear« n'ont pas eu de remords.
Sous le chaume longtemps on dira leur vaillance. De leur sang généreux ils ont, sans défaillance, Payé nos libertés à de cruels bourreaux.
La lutte pour le droit n'est jamais inutile, Et ces fous glorieux que le glaiwe mutile Sont ceux que l'avenir appelle des héros.