‹ Les gouttelettes [microforme]Chapitre 73 sur 158 · GRACE · texte numérisé non relu

GRACE

ÎL est triste de voir la tempête accourir

Sur la plaine qu'on a vaillamment cultivée, De voir que la moisson ne s’est pas relevée, Et qu'avant d'être mûrs les épis vont pourrir.

Il est triste de voir soudainement mourir

Et la vierge qui boit à la coupe rêvée,

Et le jeune ouvrier qui rit à sa corvée.

Dieu, laisse l’homme vivre et le sillon mürir!

Mais quand, au rythme doux des sylvestres sonates, Les champs ensoleillés bercent l'or de leurs nattes, Le faucheur radieux peut venir moissonner.

Et quand l’homme a vieilli, que sa force décline, Et que le saint fardeau de ses œuvres l'incline, Il aspire au repos et la’ mort peut sonner.

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GRAINS DE PHILOSOPHIE 113

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