‹ Les gouttelettes [microforme]Chapitre 82 sur 158 · LA SUCRERIE · texte numérisé non relu

LA SUCRERIE

Les chemins sont durcis comme par le rouleau, Et la lune les montre en des éclairs de glaive. La neige des tapis, que nul vent ne soulève, Donne une teinte chaste au sylvestre tableau.

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Une vaste chaudière où déjà chante l'eau Verse un grisant arome et la cuisson s'achève. Écoutez le babil de la goutte de sève

Qui tombe de l’érable en l'auge de bouleau.

Et la cabane est là, sous l'épaisse ramée.

J'aime son toit moussu d'où monte la fumée, Et sa table sans nappe avec ses bols d’étain.

Si vous mordez ensemble aux cristaux de la tire, Elles et vous, les gars. Alors, faut-il le dire? La bouche est imprudente et le baiser, certain.

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