Î LE NID
IL est, depuis longtemps, sur un vieux cornouiller,
Caché dans les rameaux comme en une alvéole.
Un rayon lui fais
ait parfois une auréole, Et
n voyait alors les gais oiseaux grouiller,
Je venais, chaque soir, l'e
ntendre gazouiller.
[l'avait la douce
ur d'une chanson créole,
Il est vide aujourd'hui. Le souffle amer d'Eole
Agite l'arbre en deuil ct va le dépouiller,
Le froid a-t-il tué Ja petite famille ?
| Cherche-t-elle un vallon où l'insecte fourmille, Où les vents sont légers et les biés, parfumés ?
Mon cœur ressemble au nid que la bise fait taire.
Rameaux, ne bercez plus l'humble nid solitaire,
Ne bercez plus mon « eur, 6 mes rêves aimés !