‹ Les gouttelettes [microforme]Chapitre 98 sur 158 · LA MOISSON · texte numérisé non relu

LA MOISSON

Lx soleil a müri les moissons. Sur le sol,

Au crissement des faux, tombent l’avoine et l'orge. La javelle est pesante, et l'oiseau qui se gorge

Paie avec des chansons en reprenant son vol.

Sous l’orme chevelu qui s'ouvre en parasol,

Le moissonneur, brûlé comme par une forge, Vient s'asseoir en songeant à l'aire qui regorge, Et, pour se rafraichir, boit le lait à plein bol.

Si le nuage monte au couchant, il sourcille Et d'une main fiévreuse il reprend sa faucille, Sous le ciel menaçant son courage a doublé.

Et puis, aux jours d'hiver, comme il fera ripaille ! O le calme sommeil sur la nouvelle paille !

Dans Ja huche un peu vide, 6 le bon pain de blé!

SONNETS RUSTIQUES

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