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LE CHEMIN DE L'ECOLE

Nous allions nous aimer quand on nous sépara. . . C'était aux jours de feu de la jeunesse folle; Nous fîmes connaissance en allant à l'école, Un jour que le hasard coquin nous égara.

Nous arrivâmes tard, et vite elle narra Une plaisante histoire au maître bénévole.

Le maître, souriant, ne dit qu'une parole :

— " Suivez le bon chemin, tout se réparera."

Après de longs hivers, en fouillant dans les cendres, Nous avons retrouvé ce souvenir charmant.

Nous n'y vîmes d'abord rien de bien alarmant.

Le chemin de l'école, où l'on fait des esclandres, Mène loin quelquefois, j'oserais l'affirmer. . . Quand on nous sépara nous allions nous aimer.

Mondes qui, chaque soir, à mes regards ravis Publiez la grandeur du Créateur suprême, Passez-vous les premiers dans un lointain extrême, Ou d'autres sont-ils morts, que vous avez suivis ?

A d'implacables lois êtes-vous asservis?

La route parcourue est-elle encor la même?

Et, comme les fleurons autour d'un diadème, Rayonnez-vous autour des célestes parvis?

Est-il parfois chez vous un cœur qui s'apitoie? Est-il un gueux qui pleure, un riche qui festoie? O mondes éclatants, vos sentiers sont-ils vieux?

Nous cherchez-vous aussi dans votre impatience?

Direz-vous vos secrets, un jour, à la science,

Ou faudra-t-il mourir pour vous connaître mieux?

186 LBS ASTRES

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