‹ Les gouttelettes: sonnetsChapitre 149 sur 154 · LE LABOUREUR ET LE MARIN · texte numérisé non relu

LE LABOUREUR ET LE MARIN

— Sur les champs ou mes boeufs traînent la lourde herse, Les grains mûrs pencheront leurs épis veloutés.

— Ouvrant de longs chemins dans les flots redoutés, J'emporte les moissons qu'un ciel heureux te verse.

— Dans l'herbe, sous mes pieds, je vois la fleur qui perce, Et j'entends les oiseaux dans les rameaux voûtés.

— Les chants moelleux des bois ne sont guère goûtés Quand sifflent les haubans et que la mer nous berce.

— Mon sommeil est paisible et mon réveil, joyeux ; Puis, quand derrière moi se fermera nut porte,

Je m'en irai dormir où dorment les aïeux.

— Mon sommeil est béni, car chaque nuit m'apporte, Dans un rêve enivrant, la femme et les marmots. . . Il se mit à pleurer après ces derniers mots.

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