‹ Les gouttelettes: sonnetsChapitre 28 sur 154 · AU PAPE · texte numérisé non relu

AU PAPE

Moi, je sais un vaisseau qui vogue, audacieux, Toutes voiles au vent, sur la mer vaporeuse.

Je sais un phare aussi sur la côte pierreuse, J

Et, dans le ciel obscur, un rayon gracieux.

Le front des matelots se penche, soucieux, Quand le vaisseau gémit et que Tonde se creuse ; Mais, passant en vainqueur dans la nuit ténébreuse, Le vieux pilote chante et regarde les cieux.

Le phare qui reluit sur la haute falaise,

C'est la croix. Le rayon, lèvre de feu qui baise

Et fait étinceler les vagues, c'est la Foi.

Le navire puissant que bat l'ouragan sombre, Qui franchit les écueils, fatigue, mais ne sombre, C'est l'Eglise du Christ. Le pilote, c'est toi.

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