‹ Les gouttelettes: sonnetsChapitre 59 sur 154 · KONDIARONK · texte numérisé non relu

KONDIARONK

QuEi, soufle avait passé sur la sombre forêt, Quand te conçut ta mère, en sa hutte d'écorce? D'où venait ton génie et d'où venait ta force? Tu fus donc enfanté par un céleste arrêt?

Ton inculte grandeur comme un rêve apparaît.

Trouvas-tu dans la gloire une alléchante amorce, Démosthène des bois, ou ton âme retorse Fut-elle, un jour, sensible au sordide intérêt?

Ta voix fait retentir les sauvages retraites. Les tribus que ta ruse à nos lois a soustraites Bondissent aussitôt comme un fougueux torrent.

Mais Ononthio parle à tes passions fauves ; Ceux qui devaient périr, voilà que tu les sauves, Et tu chantes la paix sur ton luth de mourant.

IOO GLANÉ DANS NOTRE HI8TOIRE

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