‹ Les gouttelettes: sonnetsChapitre 80 sur 154 · LE REVEIL · texte numérisé non relu

LE REVEIL

Laissons l'âtre mourir ; courons à l'aventure. Le brouillard qui s'élève est largement troué; La fontaine reprend son murmure enjoué; La clématite grimpe à chaque devanture.

Le ciel fait ondoyer les plis de sa tenture ;

Une tiède vapeur monte du sol houé ;

L'air doux est plein de bruits ; les bois ont renoué,

Dans les effluves chauds, leur discrète ceinture.

L'aile gaîment s'envole à l'arbre où pend le nid ; L'enfant rit ; le vieillard n'a plus de tons acerbes ; Les insectes émus s'appellent sous les herbes.

O le joyeux réveil ! Tout chante, aime et bénit ! Un élan pousse à Dieu la nature féconde, Et le rire du cie} s'égrène sur Je monde,

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