‹ Les gouttelettes, sonnets [par] Pamphile LeMayChapitre 112 sur 149 · PREMIERE FAUTE · texte numérisé non relu

PREMIERE FAUTE

EivLE est belle et pourtant son front est nuageux.

Son œil bleu flotte vague et son rire fascine.

Sa bouche enivre et ment. L'aurore capucine

Luit dans ses cheveux blonds près du muguet neigeux.

Prendre ou briser des cœurs, c'est pour elle des jeux,

Mais l'amour en secret a poussé sa racine.

Dans son esprit ému l'imprudente dessine

Des chemins de lumière et des sentiers fangeux. . .

Maintenant elle pleure et sa beauté se fane ; Et comme des vols noirs dans le ciel diaphane, Passent sur sa pauvre âme un essaim de remords.

Emportez, emportez à jamais, heures lentes.

Ces souvenirs cuisants ! Sous des cendres brûlantes

Les bonheurs entrevus depuis longtemps sont morts !

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