‹ Les gouttelettes, sonnets [par] Pamphile LeMayChapitre 136 sur 149 · VIEUX NID · texte numérisé non relu

VIEUX NID

Itv gît sur le rameau qui berçait ses chansons, L'autre printemps, au jour de la douce tendresse. Le vieux nid vide et nu. L'abandon, la détresse Ont succédé bientôt aux amoureux frissons.

A bâtir pour un jour, sur les mêmes buissons. Les oiseaux qui l'ont fait rivalisent d'adresse. Il faut un nouveau nid à leur nouvelle ivresse, Et pour eux le passé n'a guère de leçons. ■

Le vieux nid, il est froid. L'aile jeune l'évite; L'amour n'y chante plus ; il est oublié vite. Chaque orage qui passe en emporte un lambeau.

Ainsi le cœur. Un jour, le soleil le déserte.

Il est sur le chemin une masure ouverte,

Mais où l'en n'entre pas lorsque le çiçl est beau.

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