‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 72 sur 110 · Cependant les négociations ouvertes ne demeurèrent pas · texte numérisé non relu

Cependant les négociations ouvertes ne demeurèrent pas

Item, le penultime jour de janvier l'an mil CGC IIH" et troiz dessus dit, trespassa messire Loys, conte de Flandres, d'Arthois, de Bourgoi^ne, de Nevcrs et de Rethel, et tut enterré à Lille, le derrain jour de février l'an dessus dit, et sa femme aveques lui^, en l'église Saint-Pierre^ et fut fait l'obseque moult solennelment par la manière qui s'ensuit : Premièrement, le duc de Bourgoigne, qui avoit espousé lu fille du conte, et son héritière seule et pour le tout, ala au devant jusques à l'abaie d'Alos, à une lieue de Lille ^, où les diz corps estoient, et les fist admener en deux chars couvers de noir, à une croix vermeille en chascun char où ilz estoient, à grant compaignie de gens tous armez et leurs lances après eulx avec leurs bacinez, et y en avoit grant foison de vestuz de noir, de l'ostel dudit duc de Bourgoigne, sans les gens et officiers du feu conte. Et, quant ilz furent arrivez à la porte de Lille, les diz corps furent deschargiez des dis chars et furent chargiez sur deux autres petiz et bas charios, sur lesquelx ilz furent assés hault troussez^ sur tresteaux, qui y furent ordenez pour les mener plus seurement jusques en la dite église de Saint-Pere, le long de la

sans résultat. Une trêve fut conclue le 26 janvier 1384, — la trêve de Leulinghera, — qui devait durer un an et fut prolongée en fait jusqu'au l*"" mai 1385 (Rymer, t. VII, p. 418- 421).

1. La comtesse de Flandre, Marguerite de Brabant, était morte en 1378.

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