POISSONS ARTÉSIENS
Plusieurs des puits forés par nos soldats dans le Sahara algérien se comportent exactement de même que les volcans dont il vient d'être question. Quand jaillirent les eaux du puits d'Aïn-Tala, dont h profondeur est de 44 mètres, le capitaine Ziekel
aperçut de petits poissons qui se débattaient sur le sable rejeté par rorifice du puits.
M. Charles Martins rapporte en avoir vu luimême dans le canal d'écoulement de plusieurs puits et dans quelques fontaines artésiennes naturelles. Les plus grands de ces poissons, si singulièrement péchés, ne dépassent pas 0'",04 de longueur.
Ce sont des malacoptérygiens;. ils ressemblent à nos ablettes. Le mâle se distingue de la femelle par des barres transversales ; aussi quelques auteurs en ont-ils fait une espèce distincte. Quoique ces petits êtres passent une partie de leur vie dans Tobscurité, leurs yeux sont très-bien conformés.
Le fait observé dans le Sahara n'est pas sans précédents. M. Aymé, gouverneur des oasis de Thèbes et de Garbes, en Egypte, écrivait, en 1849, à MM. Degousée et Charles Laurent, qu'un puits artésien de 105 mètres de profondeur, qu'il avait nettoyé, lui fournissait pour sa table des poissons provenant probablement du Nil ; et, en effet, le sable extrait de ce puits était identique à celui du fleuve.
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