FAN PERRIN MALE PI AE NOR GARE TRUST NI DOUCE
| de-
—Cela me paraît bon et beau: c'est à peu près ce que nous dit le prêtre, à quelques termes près.
—Dans tous les lieux éclairés par le soleil ces sentiments animent tous les cœurs, chacun les exprime en son langage, pourquoi n’aurais-je pas le mien ?
—On croirait d'abord qu'on peut le trouver assez raisonnable ; cependant il reste encore quelque chose de louche : au fond, tu n’es pas chétien |!
— Chère enfant !
— Ce qui me fait aussi de la peine, c’est de te voir toujou”s dans une compagnie.
— Comment donc ?
— Cet homme qui est toujours avec toi... Je le hais du plus profond de mon cœur; jamais dans toute ma vie rien ne m'a plus blessé que l'odieux visage de cet homme.
— Cher ange, nele crains pas.
— Sa présence me remue le sang. Je suis "bienveillante pour tout le monde ; mais je n'é-
CS ne
Nr per Cie
si
msg
Fe
CRE TS ee LED I Le
anpereeerss
we (tte eyppdé 6 ÿ AREA TARA OT UN EIRE OR EE ASS A
prouve pas, je crois, moins d'horreur à voir cet homme, que de plaisir à te regarder. Je le tiens pour un misérable coquin. Dieu me pardonne si je lui fais injure.
— Il faut qu'il y ait des êtres de cette espèce-là.
— Je ne voudrais pas vivre avec son pareil.
Quand il entre dans la maison, c’est toujours avec un sourire mauvais, un air fâché : on voit qu'il ne prend intérêt à rien : il porte écrit sur son front qu’il n’aimera jamais personne. Tu sais comme je suis heureuse dans tes bras, quelle douce chaleur m'enivre! Eh bien sa présence me glace,
— Pressentiments de l'innocence !
—Voilà l'effet que cet homme produit sur moi ! Quand il s’aproche de nous, il me semble que je ne t'aime plus ; je ne pourrais prier en sa présence et cela me ronge le cœur. N’éprouvestu pas la même chose ? ”
Tout ce dialogue est vraiment beau et contient une véritable étude psychologique.
on-
esse
me comme
Faust s’y révèle parfaitement comme libre penseur et comme séducteur. Il dit des impiétés, mais avec des phrases qui ressemblent à des actes de foi. I1 blasphème, mais sur un ton qu’on prendrait pour une prière. Enfin il parle de l'amour comme on parlerait de la religion.
L'innocente Marguerite s'y laisse prendre, et dit naïvement en écoutant ce beau langage :
‘ C’est ce que nous dit le prêtre, à quelques termes près.”
Pauvie folle ! voilà comment l’amour l’aveugle. Cependant il lui reste encore la haine de Satan. La vue seule d‘: Méphistophélès lui fa mal, et sans pouvoir s’en rendre compte, sans le connaître, elle sent pour lui dans son cœur virginal une haine profonde.
Mais elle aime Faust, et l'amour est plus fort que sa vertu. Or le crime d'amour ne va. jamais seul, il marche escorté d’autres crimes et de ruines. Ici la faute de Marguerite entraîne la mort de sa mère, et le meurtre de son frère.
Cependant Marguerite, même après sa chute,
rie 2 à > CAT Se, TS ES