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‘ Viens à mon secours, sauve-moi de la mort et de la honte ; abaisse, Ô mère de douleur, un regard de pitié sur ma souffrance | ”
Mais alors le démon s'efforce de la jeter dans le désespoir, en lui inspirant une telle horreur de son crime, qu'elle ne puisse pas espérer of ‘enir son pardon.
La scène de l'église est admirable. Marguerite, en longs vêtements de deuil, est agenouillée au milieu du peuple et s'efforce de prier. Mais le Mauvais Esprit, caché derrière un pilier, tourmente sa conscience, et pendant que l'orgue soupire des plaintes lugubres, et que le chœur. chante Dies ire, dies illa, i lui souffle des pensées de désespoir :
‘“ Marguerite, te souvient-il du temps où, le
cœur plein d’innocence, tu t’approchais de cet autel les yeux dévotement baissés sur ce petit livre, le cœur partagé entre les jeux de ton enfance et l'amour de Dieu? Marguerite, ce temps n’est plus. Quelles pensées occupent aujourd’hui ton esprit ? quels remords tourmen-
mo
tent ton cœur ? quel est ce sang répandu sur ta porte? Prieras-tu pour l’âme de ta mère que tu as fait mourir d'une mort lente et douloureuse ?...
“Tu mettras bientôt au jour, pour son malheur <t pour le tien, une créature dont la présence attestera ton désordre et ta honte .”