Ne faisant jamais défaut. 9. Je n'en trouve pas moins
vantage -celuy de Plutarque. Gomme à faire, à dire aussi, je suys lout simplement ma forme naturelle1 : d'biî c'est, à l'adventure, que je puis plus à parler qu'à escrire. Le mouvement et action animent les paroles, notamment â ceulx qui se remuent brusquement, comme je foys, et qui s'eschauffent : le port, le visage, la voix, la robbé, l'assiette peuvent donner quelque prix aux choses qui d'elles niesmes n'en ont gueres, comme le babil.
Mon langage , françois est altéré, et en la prononciation, et ailleurs, par la barbarie de mon creu* : je ne veis jamais homme des contrées de deçà*, qui ne sentist bien évidemment son ramage*, et qui ne bleceast* les aureilles pures françoises. Si6 n'est ce pas pour èstre fort entendu en thon perigordih : car je n'en ay non plus d'usage que de l'aile- ' mand et ne m'en chault gueres*, c'est un langage (comme sont autour de moy, d'une bande et d'aultre, le poittevin, xaintongeois, angoumoisin, limosin, auvergnat), brode8, traisnant : il y a bien au dessus de nous, vers les montaignes, un gascon que je trouve singulièrement beau, sec, bref, signifiant, et à là vérité, un langage tàaslë et militaire plus qu'aùltre que j'entende : âtitarit nerveux, puissant et pertinent, comme le françois eët gracieux, délicat et abondant.
Quant au latin, qui m'a esté donné pdur maternel, yàf perdu par desaccousiumancë la promptitude de m'en pouvoir servir à parler et à escrire : en quoy aultrefois je me faisois appeller maistre Jehan. Voylà combien peu je vaulx de ce costé lài
Comme nous veoyons des terres oysifves i si elles sont grasses et fertiles, foisonner en cent mille sortes d'herbes sauvages et inutiles, et que, pour les tenir en office*, il les fault assubjectir et employer à certaines semences pour nostre service ; ainsfl* est il des esprits; si on ne les occupe