‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 237 sur 559 · Marchand de thènaque · texte numérisé non relu

Marchand de thènaque

*. CWfatoH.mot italien ciarlat.no. „ ^^mUe, v«e à di.tiU.r.Mt

t. U urdinal de PliUanM. tnlN.

composé dedans ee collège un electuaire * souverain qui surpasse toute pierre philosophale...

Quant au charlatan lorrain, il n'av oit qu'un petit escabeau devant lui, couvert d'une vieille serviette; et dessus, une tirelire * d'un costé, et une bouete 3 de l'autre, pleine aussi de catholicon, dont toutefois il débitait fort peu, parce qu'il commençoit à s'esventer, manquant de l'ingrédient plus nécessaire, qui est l'or; et sur la bouete estoit escrit :

FIN GALIMATIAS, ALIAS CATHOLICON COMPOSÉ, POUR GUARIR DES ÊCROUELLES *.

Ce pauvre charlatan ne vivoit Çue de ee mestier, et se morfondoit fort, combien qu'il fust affublé d'un caban fourré tout pelé : à cause de quoy les pages l'appeloient monsieur de Peievé; et pour autant que le charlatan espagnol estoit fort bouffon et plaisant, ils l'appeloient monsieur de Plaisance» À la vérité, la drogue de cestuy-ci estoit souveraine. J'ai. vu monsieur d'Aumale comte de Boulongne, qu'elle a guari de la jaunisse saffrannée, dont il languissoit B; plus de dix mille iélés, du haut mal de la corde, et un millier qui s'en alloient mourir en chartes 6... Monsieur de Mayenne en prend tous les jours dans un posson ' dé laict d'asnesse,.pour guarir du plus desloyal et malin hocquet du monde. Le duc de Savoie en avoit aussi pris pour le guarir de la boulimie • et gloutonnerie, mais il revomit tout, le pauvre homme.

la PBocBMio* »■ mjl Liera

Monsieur le duc de Mayenne, lieutenant de l'Estàt et couronne de France, le duo de Guise, le connestable d'Aumale, le comte de Ghaligny, princes lorrains, et les autres députés d'Espagne, Flandres, Napîes et autres villes de l'union, estant assemblés à Paris, pour se trouver aux Estats convoqués au dixiesme février 1593, voulurent que, devant que9

1. Médicament fait de poudres corn- couleur des débiteurs insolvables; on

posées, txXetïjMuap'.ov, choix, mélange, peignait de jaune le devant de la mai-

«. Tire-lire (tirare-lire, tirer les li~ son des banqueroutiers. (Labitte.) „

ires, les pièces de monnaies). g. Prisons.

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