‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 256 sur 559 · Avant la Révolution, ce titre n î 17. Par lesquels · texte numérisé non relu

Avant la Révolution, ce titre n î 17. Par lesquels

D'AUBIGNÈ 277

comme sans response? Je tremble de peur1 que telle prudence soit des enfants du siècle», et qu'estre tant sage pour les hommes ne soit pas estre sage à Dieu, qui vous a donné la science de capitaine. Pouvez-vous en 8 conzcience en refuser Tu sage à ses enfans? Vous m'avez ad voué qu'elle vous resveilloit quelques fois : elle est le truchement * de Dieu. Craignez-vous que Dieu vous fasse coupable en le suivant? L'espée de chevalier que vous portez est-elle pour opprimer les affligés ou pour les arracher des ongles des tyrans ? Vous avez confessé ■ la justice des armes contre eux; pourroit bien vostre cœur* quitter l'amour du droict pour la crainte du succèz? C'est Dieu qui osta 7 le sens à ceux qui lui résistèrent sous couleur d'espargner le sang. Il sait sauver l'âme qui se veut perdre et perdre l'âme qui se veut garder. Monsieur, j'ai sur le cœur tant de sang versé des nostres. Ce sang et vostre femme crient au ciel vers Dieu, et en ce lict contre vous : que vous serez meurtrier de ceux que vous n'empeschez point d'estre meurtris 8. »

L'admirai respond : « Puisque je n'ai rien profité • par mes raisonnements de ce soir sur la» vanité des esmeutes populaires, la doubteuse entrée dans un parti non formé, les difficiles commencëmens, non contre la monarchie «, mais contre les possesseurs d'un estât qui a ses racines envieillies '*; tant de gens intéressez à sa manutention *', mais ** nulles attaques par dehors ", générale paix, nouvelle et en sa première fleur, et, qui pis est ", faicte entre

<• Dé pavor (effroi). 10. Les chances douteuses qui ao-

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