Complétée par. cau8e à .la rova,lté' ^chaînerait pir
r , reconnaissance aux intérêts du parti
8.. Qui se laissent gagner am en- protestant. Cette motion de défiinté-
nerais de l'Etat, aux ligueurs , par reSsement chevaleresque allait réunir
l'apparence d'une prospérité qui sera la maj0rité des suffrages, lorsque
brève. d'Aobigné fit entendre les conseils
9. Quelle habile alliance de dignité, d'une politique plus prudente; il monde ressentiment et de prudence! tra qu'en cessant d'être redoutables,
10. Voilà le modèle du discours les protestants se livraient pieds et entendu à la manière antique, résul- poings liés a l'ingratitude de la cour.
D'AUBICKÉ . 281
nous servir aux nostres; et puis ployer devant lui, quand il sera temps, nos genoux tout armez ; lui prester le serment en tirant la main du gantelet *, porter à ses pieds nos victoires et non nos estonnements... Le prétexte sur lequel nos ennemis ont eschappé à leur roi est pour nous sauter au collet ; il est nécessaire que le respect de nos espées les arreste, puisque le sceptre ne le peut. Ostons-leur la joie et le profit de la soumission que nous voulons rendre au prince. Je conclus ainsi : si nous nous désarmons, le roi nous mesprisera, nostre mespris le donnera à nos ennemis; uni avec eux, il nous attaquera et ruinera désarmez; ou bien si nous nous armons, le roi nous estimera; nous estimant, il nous appellera; unis avec lui, nous romprons* la teste à nos ennemis 3.
L'an 1553,., au solstice* d'Hyver, Henri quatrième fut donné du ciel à la France, sur les. racines1 des Pyrénées, pour devenir une barrière plus seure que les montagnes : nourri en lieux aspres, teste nue et pieds nuds, par son ayeul, préparant un coin • d'acier aux nœuds ferrés de nos ditficultés, son aage second7 vit son père mprt, sa mère fuitive*, ses proches condamnés, ses serviteurs bannis. Il se trouve armé à quatorze ans en un parti misérable, affaibli de trois batailles perdues, n'ayant de reste que la vertu. Sa jeunesse eut pour entrée des nopees funestes •, trente mille des siens massacrés et sa prison redoublée. Sa liberté le fait chef des pièces 10 ramassées d'un parti ruiné,
1. Le trait fait image. Gant vient 6. Il compare le caractère de son
de wantus, qu'on trouve dans les Capi- héros à un coin tf acier bien trempé .
lulaires de Charlemagne. Gantelet est qui peut trancher des nœuds gordiens
on diminutif. 7# Sa jeanesse. on dit encore ,,
1 Oa dirait : nous caueronê la Ute. premier âge.
3. Cette éloquence du bon sens en- g , w d traîna le roi de Navarre , qui s'écria : ° * v
i Je suis i lui! » 9. Api es le traité de Saint-German
4. Temps où le soleil est le pins (l*7*)» il M rendit à Paris ponrépouéloignéde l'éqnateur (soUtatio, soUti- ** la «•" du roi* Marguerite de Vaiim\ lois; il n'échappa au massacre de la
5. Henri IV est né i P«, le 18 dé- Saint-Barthélémy *™ V» une abjura-
cembre.Il était fils d'Antoine de Bour •
tion forcée.
bon et de Jeanne d'Albret. 10. Débris.
dans lequel Maistre pour le soin, Compaignoa* pour, les périls, il finit sept guerres désespérées par sept heureuses paix. Pour à quoy1 parvenir il luy fallut re6pondre à quarante cinq armées Royales, desquelles il en a eu, pour une fois, neuf bien équipées sur les bras. L'aube » de son espérance parut à Goutras *, où ayant digéré» les angoisses du Général, porté la vigilance du Mareschal de Camp, le labeur de Sergent de Bataille «, il prit la place de soldat hazardeux. Après, ayant partagé la Guyenne, fait part7 de ses exploicts au Dauphiné et au Languedoc , conquis le Poictou, entamé l'Anjou ; voyant le Duc de Guise mort, ses adversaires diyisés, le Roy à l'extrémité , il remit • à la France ses injures, ses blesseures et les derniers accès. - Redressoit* le Roy, quand le Royaume en pièces se laissa* choir dans ses bras victorieux. Ce grand Roy, fait homme, porta des labeurs plus que d'homme ; en courant aux feux divers du royaume, il rencontra autant de charges 10 que de traites», et de sièges que de logis. Ses partisan» envieux de sa vertu, avant qu'estre délivrés par elle, bastissoient divers partis dans les ruines de PEstat; si bien qu'il les falloit vaincre pour les mener vaincre leurs ennemis. Or après avoir monstre devant Arques" son espérance contre espoir, le secours du ciel à ses prières, à Yvry ** sa vertu contre l'imparité u du nombre, sa résolution à relever les batailles esbranlées; après que l'Italie et l'Espagne eurent jette sur les bras du règne *• divisé quatre armées différentes , qu'estant venu il a veues et vaincues, il leur fit trouver11 à grand gain et honneur d'en remmener les pièces. De là en avant, chacun de ses coups fut amorce17 du second, chaque victoire instrument de la suivante. Il fit