‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 307 sur 559 · MAR0Ï · texte numérisé non relu

MAR0Ï

— Ha, dit l'Esprit, faut-il languir icy ?

— Va, dit le Corps, mieuïx que toy je soubhaitc.

— Va, dit l'Esprit, tu faulx «, et moy aurny : Du Seigneur Dieu la volante soit dicte I »

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Plus ne suis ce que j'ay esté Et ne le sçaurois jamais astre ; Mon beau printemps et mon esté Ont faict le saut par la fenestre 2.

Ne mené» plus tel defcfcônfort *, Jeunes ans sont petites pertes ; Vostre aage est plus meur et plus fort Que ces jeunesses mal expertes *.

Boutons serrez, roses ouvertes, Se passent trop légèrement; Mais du rosier les feuilles vertes

Durent beaucoup plus longuement

À Cravin, sien amy malade

Amy Cravan, on t'ha fait le rapport 6 Depuis un peu que j'estois trespassé ; Je prie à Dieu que le diable m'emport * S'il en est rien, ne ® si j'y ay pensé. Quelque ennemy ha ce bruit adv&ncê, Et quelque amy m'ha dit que mal tu portes •. Ce sont deux bruits de différentes sorte». Las) l'un dit vray : c'est un bruit bien maussade. Quant à celuy qui ha fait l'ambassade De mon trespas, croy-ïnoy qu'il ment et mord*0. Que pleust à Dieu " que tu fusses malade Ne plus ne moins i2 qu'à présent je suis mort l . = — » - i*. >~— « '■»

l. Ta te trotftpee (f«ttis)> 7. Jf effij»rt*»jY«i» ua peu trop pro»

i. Marot a la tristesse gaie. f»Be*

J> Ne soyez plus si chagrin» S. fit si fl ai pensé.

*. San* «périencô [e*per(tt*). fc On* ta f WHu mal*

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