‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 330 sur 559 · Youà le premier et le dernier · texte numérisé non relu

Youà le premier et le dernier

aot de ces profonds politiques. 5. Pourvu que cela vous plaise.

LE MONDE

Dieu me conduye '•

LE TIERS

Pour guérir vostre cueur transy, Sus, sus, vous partirez d'icy.

LE PREMIER

Il est concleu *, n'en doubtez mye.

Vecy plaisante hostellerie.

Monde, logez-vous y, beau sire.

LE MONDE

Ha ! Dieu! je vois * de mal en pire ! Que me faictes-vous, Gens Nouveaulx'; Vous m'estes faulx et desloyaux; Vous me logez de mal en pire.

LE PREMIER

Mitant vous vault plourer que rire *, Monde, prenez bon reconfort.

LE MONDE

Que ne descend tantost la mort,

Mordant par diverse poincture !

Privé me sens de tout confort ;

Tant est grand le mal que j'endure!

Tiré suis en logis mauldit.

Gens Nouveaulx en font leur édit ».

Ha! Monde, où est jà le bon temps

Que tu plaisoys à toutes gens?

Et ores • tu es desplaisant.

Peuple, d'avoir bien ne t'attens,

Quant Gens Nouveaulx sont sur les rens "' \

Tousjours viendra pis que devant.

LE TIERS8

Vous estes en logis plaisant.

!. Me conduise. Aide-toi, le ciel t'ai- 5. Les gens nouveau procèdent lé-

dera. Le vieux monde est vraiment trop gaiement. Ils sont devenus la loi vi-

débonnaire. vante.

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