‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 384 sur 559 · Tel cour. Celle-ci, du moins, est assez ingé · texte numérisé non relu

Tel cour. Celle-ci, du moins, est assez ingé

7. On Ut dans Sainte-Beuve : • D nieus!' mdgré ,a froidew da *eMê y a dans cette manière de demander »• Etre & noble race.

i quelque chose de fier et de 10. Mais elle semblait.

Eust appaisé la mer et serené les cleulx *.

Elle portoit au front une, majesté sainote ;

Sa bouche, en souriant, de roses estoit peincte;

Elle estoit vénérable, et, quant elle parloit,

Un parler emmiellé de sa lèvre couloit*.

Elle avoifc le sein beau, la taille droicte et belle,

Et Ton estoit charmé, qu'on fust près ou loin d'elle 9,

Sa robe estoit dorée à boutons par devant *;

Elle avoit dans ses mains des ballons pleins de ven!,

Des sacs pleins de fumée, et des bouteilles pleines

D'honneurs et de faveurs, et de paroles vaines :

Et si quelqu'un cassoit ' ces vases imposteurs,

11 n'en sortoit jamais que légères vapeurs «.

Autour de cette nymphe, erroit une grand bande* Qui d'un bruict importun mille ohozes demande, Seigneurs, soldats, marchands, courtisans, mariniers; Les uns vont les premiers, les aultres les derniers, Selon le bon visage, et selon la carrease Que leur faict en riant ceste hrave déesse. Elle allaite un chascun d'espérance s, et. pourtant, Sans estre contenté, chascun s'en va content9; Elle donne à ceulx-cy tantost une accolade, Tantost un clin de teste, et tantost une œillade "; Aux aultres elle donne et faveurs et honneurs, Et de petits valet? en faict de grands seigneurs «*.

On voyoit aux costés de ceste demoiselle Pendiller *■ une large et profonde escarcelle ld, Magazins précieulx où sont les eveschés,

1. Voilà un vers tout à fait épique, masculin et féminin, comme en latin.

C'est dommage que rtrèntr ait dis- g. Il y a delà grâce dam IWes-

paru «ans retour, si0Df

S. Encore un trait de poète. 9. Très-joli vers, digne 4'être la

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