‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 421 sur 559 · Autrefois, le mot état signifiait 'fl* ta*sulï · texte numérisé non relu

Autrefois, le mot état signifiait 'fl* ta*sulï

une condition élevée an-dessus du 9. Souci se rattache à sûllicitare

peuple et de la bourgeoisie. « Il y a (inquiéter).

en France trois tort, d'état dit Mon- 10# Peur wmonte à fcrf-

tesqueu, l'Eglise, l'epée et la robe. » tait p<mFt ( '

i 4- *^jMtroment d* toboor, a 41. De 'fortiatUi i fait de8 tra,

la même origine qnt houe, en anglais taux f^cti .

\oem en allemand houwe. tm 4 ,* . , ta.

• „ t , 12. Instrument qui sert i virer là<i-

». De cuUrwm, fer tranchant adapte crire un ^^ de Hre anneau)#

I la charme pour déchirer le sol. l3 Môœe

a. Sa dépense de travail et d'ar- u] Qai vont 6tre pendiw. FiM et

**ent* esckeUes sont signée de hautes justi-

1. Qb disait autrefois hei berger, de ces, dirent les coutumes générales.

VAUÛUELIN DE LA FRESRATE

Né à La Fresnaye-au- Sauvage, près Falaise, d'une race de gentilshommes qui avaient porté bannière dans l'armée de Guillanme-le- Conquérant, Jean Vauquelin perdit son père tout enfant, et fit ses premières études à Paris, près de Muret et du savant commentateur Turoèbe. « Ayant d'avoir au menton un brin de poil follet, » il s'éprit de Ronsard, et admira les vers de du Bellay. Tenté par leurs exemples, il se rendit à Angers, vers l'Age de dix-huit ans, pour y recevoir des leçons poétiques de Jacques Tahureau, et en 1655, il publiait déjà deux livres de ses Forestières, essai de jeunesse qui ne l'empêcha pas de se vouer à la chicane, en vrai normand, et d'être avocat du roi, puis lieutenant-général, enfin président du baillage de Caen *.

Ce fut parmi les troubles civil* et religieux, qu'il dérobe» quelques loisirs à de graves fonctions pour se consoler par des distractions

Beaucoup trop dédaigné par Marmontel et La Harpe, son Art poétique nous offre de judicieux préceptes et de ourieux détails d'Histoire littéraire. Le disciple de la Pléiade s'y ressent du voisinage de Malherbe, et mérite d'être «ppelé le précurseur de Boilean, qui sut profiter de ses vers sans l'avouer. S'il manque d'ordre et de proportion, s'il est moins correct et moins didactique, il est peut-être plus souple, plus hardi, plus vivant*. A défaut d'autorité, ses conseils

1. Il dit dans la préface de son Art quand il fauldra partir pour aller à

poétique : « Jamais je ne m'oublily lny, je m'y en aille volontairement et

tant que je laissasse mes -affaires pour sans regret. » Voila parler en galant

entendre a mes vers. Me donnant garde homme.

qoe les syrènes des Muses ne m'abu- 2# A ^p gur> 4l connaît mieux lei sussent, je me tenoy lié à ma profes- sources de notre poésie nationale, lésion toute contraire à leurs chansons, moin MS vers .

Les sonnets amoureux des tançons proies-

lesquelles je n'escoutoy qu'à mon grand

loisir, et où d'auitres s'esbattent à des *~ ■"■— "uww" — — ■"- *"££

exercice» moins honnêtes*. • J'espère Succédèrent depuis aux marchas Inégales

q<ie mes vers en leur premier accou- Dent procède élégie ; alors des troubadours

treineut pourront avoir quelque place £ul ,a rlmatrowée en chantant leurs amour*;

f ntra les moindres ; sinon, je les lais- Lt <u"d ,eu" ™ rimes lb mlreBt "'

seray au rang des vanitez du monde, IU -<WJMrfenf% «, chantaient, 0$ bail*** dont Jh me moque ray avec ceulx qui [iouj Uur rime;

h'oti iHOijnerout. Je te prie, lecteur, Du son se flst sonnet, dn chant se fist ehan-

il'rn faire de inesme; car je ne trouve Et du bal la ballade en diverse façon, [soa,

plus reu icy bas d'admirable qne les Ailleurs, nous lisons :

œn vre* de Dieu , aux volontex duquel Noi ^g, „„ w ^h, nianasAfae, 4\i e iaje du me ranger ; en sorte que £tni

VÀUOUELIN DE LA FRBSNAYE 473

se recommandent par un acoent personnel où' la bonhomie s'associe a la science intime de l'antiquité. Il se met familièrement en scène, et corrige la sécheresse de sa matière par d'agréables digressions qui se tournent en ornement. Il donne l'exemple à côté de la règle, et encourage les imaginations à traiter les sujets qu'il propose, eu préludant lui-même à ces jeux poétiques. C'est ainsi qu'au lieu d'interdire les sources bibliques et chrétiennes, il y puise avec une heureuse discrétion.

Un des premiers, avant Régnier, il composa des Epttre$ morales, analogues à celles d'Horace ou de l'Arioste. Sous les éohos venus de Ronsard, se découvre son âme religieuse, tendre, honnête, indépendante, sensible aux maux du peuple, modérée, fière et faite pour les amitiés sérieuses. Moraliste pratique, il est père de famille dans les causeries qu'il destine à ses fils, et où l'expérience a une gravité patriarcale. L'un d'entr'eux, le chevalier des Yveteaux, ne profita guère de ses leçons.

Semées de contes et d'apologues qui ne manquent ni de malice, ni de gaieté, ses Satires n'ont pas assez d'amertume et de colère; mais elles font aimer et estimer la personne. Nous lui devons encore des Idylles, on plutôt des idillies, comme il les appelle dans une préface où il nous prévient qu'il vent peindre* la nature m chemise. nBien qu'un peu triviale, cette citation rend au juste l'impression que nous laissent ses pastorales» Leur nouveauté tient à leur franchise. Nous n'avons plus affaire ici à un paysagiste qui entrevoit la campagne à travers ses souvenirs classiques, mais à un gentilhomme qui plante, sème, moissonne, chasse, pêche, surveille les travaux de ses gens, et représente au vif les tableaux qu'il a sous les yeux. Aussi les préférons-nous aux bucoliques trop artificielles de Segrais et de Raoan* Tous ces titres justifient nos sympathies.

La vertu n'est plus rien que vent et que parole ' : Chacun fait bonne mine, et sait jouer son rôle *. Vois-tu point, comme moi, que tous ces mal appris Autre qu'ils ne devraient une grandeur ont pris •• Chacun d'eux fait le grand, fait le roi, fait le prince, Chacun veut sa maison gouverner en province, Chacun se déconnoit 4 et veut son nom changer,

Qo« le roman qui ta les prouesse» contant t. Je lis dans Boileau :

D'Àlesandre 1. Grand, l'on de. neuf preux A,on< ^ ^^ ^ wg ^ w ^^

E. cm mn fut «.rit d'ua romJX^ ll fcUaU «•* to «« « h **-"■

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