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LES DISSONNANCES

Que ton Poème à lui-même égal et pareil soit °.

Soubs l'espèce du Bien souvent on se déçoit 7;

Qui fait que la pluspart des poètes s'abuse.

Car l'un pour estre bref importunant la Muse,

Trop obscur il devient; à l'autre le cœur fault,

Suivant un sujet bas; trop s'enflant s'il est hault.

Qui trop veut estre seur, et qui trop craint l'orago

Il demeure rampant à terre, sans courage.

Qui veut d'une autre part, prodigue de ses vers,

Un mesme fait changer par un parler divers 8,

Il conduit aux forêts les dauphins hors des ondes,

Les sangliers 9 hors des bois dedans les eaux profondes, '

Et les cerfs il veut faire en hardes l0 abbander ",

Pour aller hors la terre en la mer viander 1I,

1. Scimns, et banc venfam petimusqae Delpbinum sllvta applngit, fluetibas

[damusque viciasim. [aprom.

I.ged non ai piacidiscoeant immîtia.non ut ». Sanglier, après avoir formé deux

Serpentai e?lbu» geuiaeatur, tigribas syllabes, eu compte aujourd'hui trois.

[agni. Hier est arec le mot duel le seul dont

3. Il doit y avoir de l'harmonie et 1* quantité soit facultative. On litches de la convenance entre toutes les par- d'Àubigné :

lies d'un tout. La baoge 4a scmglier, do cerf la repose*

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