‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 453 sur 559 · Et le consume · texte numérisé non relu

Et le consume

5. Boiletu associa les noms de Desportes et de Bertant (évoque de Sées, prélat de mérite, poëte de renom, ami de Ronsard). Ne les séparons pas, et citons ce cantique, dont l'aceent lui fnt inspiré par le premier psaume de David :

Bienheureux est cela y qui, parmj In déliée»,

Dont la monde a sacré le poison de ses vices,

Et parmi tant d'appâts à mal faire alléchant,

Régit si prudemment le* désirs de son âme,

Que nnl secret remors son courage n'entama,

Pour avoir augmenté le nombre des mesehans.

Qui D'admiré en son cœur rien qui soit sous

[la lune;

Qui ne hit point hommage au sceptre de for-

ftune.

Qui ne luy laisse avoir nul empire sur soy,

Qui vrayment et d'effeet est ce qu'il veut pa»

[rostre ;

Qui de nul maistriaé , de soy-mesme est le

[maistre,

Régne snr ses déstrs, et leur donne la loy ;

Qui lisant jour et nuict , des yeux de la pen-

. [sée,

La loi du Tout-Puissant en ton Orne tracco,

Conçoit de beaux désirs, produit de berna [effeet!.

Et de qui le courage abhorrant la vengeance. D'un volontaire oubli noyé en sa souvenants Les torts qull a rcceos, et lea biens qui! a [faits.

Qui ne pouvant do eorps s'eslolgner de la [pompe Des folles vanités dont le lustre nous trompe. S'en va de la pensée, et de l'âme esloignant , Si bien qu'au monde mesme il est absent do [monde.

Et n'e rien es grandeurs dont cm forum* [aboutit De si grandi qu'un grand cœur sans fard les [desdalgnaai- Cet homme-là ressemble i eus belles olives Qui do fameux Jourdain bordent les vertn (rive!, Et de qui nul fayver la beauté m destruit ; Les roisselels d'eau vive autour d'elle! gargouillent, Jamais leurs rameaux verds leur printemps as [dépouillent; Et toosjours 11 s'y trouve en des fleurs ou da [fruiet.

.Nul effroy, nulle peur en sursaut nul'esveille. Endormi Dieu le garde, éveillé le conseil Js, Conduit tous ses desseins an port de son dé* [»r; Puis fait qu'en terminant een heureuse vieilpeast, Ce qull eemoit en terre avec peine et triait*».

il le reeaoilte an ciel ea repos et plaisir.

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