DISK HT AUJOURD'HUI
Jadis nos anciens rois, vrais pères et vrais rois, Nourrissons de la France, en faisant quelquesfois Le tour de leur païs, par diverses contrées, Avaient dans les citez de superbes entrées. * Chascun s'esjouissoit *, on sçavoit bien pourquoi ; Les enfants de quatre ans crioient : * Vive le roi ! » Les villes employoient mille et mille artifices Pour faire comme font les meilleures nourrices, De qui le sein fécond, si prodigue à s'ouvrir, Veut monstrer qu'il en a pour perdre et pour nourrir •.
« . . . • Ces villes' nourricières
Prodiguoient leur substance, et, de toutes manières* Monstroient au ciel serein leurs thresore enferme* * Et leur laict, et leur joie à leurs rois bien aimes •<
Nos tyrans aujourd'hui entrent d'une autre aorte, La ville qui les void a visage de morte : Quand son prince la foulle, il la void de tels yeux Que Néron voioit Romm' en l'esclat de ses feux7. Quand le tyran s'esgaie en la ville où il entre, La ville est un corps mort, il passe sur son ventre8.
1. On disait lit de justice. (C'était 1. Lorsqu'il prit piaf sir â lMncen* dans l'origine la chambre à couoker, dier. Comparez Victor Hu$o (incendie où le roi faisait ses réceptions solen- de Rome, classt* supérieures),
nelles-) 8. On peut comparer d'Anbigué à
2. S'élever aux charges du palais, à lui-môme. Bmpriintons i tesTragiqw prii d'or, par un impur marebé. ' cet autre passage, où la grâce se mêle