‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 474 sur 559 · Il no leur reste plus, pour être complets · texte numérisé non relu

Il no leur reste plus, pour être complets

5. Ailleurs , il frappait plus rudement encore sur les favoris d'Henri III 1 Ganiœèd'* effrontés» impudique eansilte; Cwveaux ambitieux, d'ignorance comblés.

C'est l'Injure du temps et les gens mal zélés Qat vous font prospérer son* du roi mit de

[paille.

Là décadencé des facultés viriles était encore censurée- vivement dans ces vers :

Ils iront, non feront ces courtisan* guerriers. Ces fraisés, ces frisés, ces abatteurs de cibles Ces musqués, ces masqués, nouveaux mignons [Hstbles, Ceignant leurs fronts de myrte , et non pas [de lauriers.

9. Il prend ici la partie pour le toui ; les mots tête, ail et nea, doivent s'entendre de la personne même. C'est ainsi qu'on dit vulgairement : La bonne têtet

Pointue en pyramide, et cet œil creux et rond, Ce nez tortu, plissé, qui sans cesse marmotte ', Rid à tous, en luisant de ses doigts la marotte 2. Souffrirons-nous un jour d'exposer nos raisons Devant les habitans des petites maisons*? Que ceux qui ont esté liez pour leurs manies4 De là viennent juger et nos biens et nos vies; Que telles gens du roy troublent de leur caquet5, Procureurs de la mort, la cour et le parquet 6 : Que de sainct Mathurin 7 le fouet et voyage Loge ces pèlerins dedans l'aréopage.

Là, de ses yeux esmeus, esmeut tout en fureur L'Ire • empourprée : il sort un feu, qui donne horreur, De ses yeux ondoyans, comme, au travers la glace D'un chrystal, se peut voir d'un gros rubi 9 la face ; Elle a dans la main droicte un poignard asséché De sang i0, qui ne s'efface; elle le tient caché Dessous un voile noir, duquel elle est pourveûe Pour offusquer il de soy et des autres la veùe, De peur que la pitié ne voile dans le cœur Par la porte des yeux. Puis la douce Faveur De ses yeux affetez chascun pipe et regarde 13, Fait sur les fleurs de lis des f* bouquets; la mignarde Oppose ses beautés au droict, et aux flatteurs Donne à baiser l'azur, non à sentir ses fleurs u.

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