Broids d'imagination. sous Henri IV
Dont l'œil rit mollement arec afféterie *t Et de qui le parler n'est rien que flatterie; De rubans piolés» s'agencent» proprement , Et toute leur beauté ne gtt qu'en l'ornement; Leur visage reluit de eéruse et de peautre* ; Propres en leur coiffure, un poil ne'passe l'autre.
Où1 ces divine esprit*, hautaine et relevés,
Qui des eaux d'Hélicon ont les sens abreuvés?
De verve et de fureur1 leur ouvrage étincelle,
De leurs vers tout divins la grAce est naturelle»
Et7 sont, comme Ton voit, la parfaite beauté.
Qui, contente de soi, laisse la nouveauté
Que l'art trouve au Palais1, ou dans le blaoo d'Espagne*
Rien que le naturel sa grAce n'accojnpagne s
Son front lavé d'eau claire, éclate9 d'un beau teint;
De roses et de lis la nature la peint ;
Et, laissant là Mercure " et toutes ses malices.
Les nonchalances" sont ses plus grande artifices*2.
Or, Rapin, quant h mol, je n'ai point tant d'esprit, Je vais le grand chemin que mon oncle** m'Apprit, Laissant là ces docteurs, que les Muses instruisent En des arts " tout nouveaux : et s'ils font, comme ils disent» De ses fautes un livre aussi gros que le sien, Telles je les croirai, quand ils auront du bien11, Et que leur belle Muse, à mordre si cuisante", Leur don'ra17, comme à lui, dix mille écus de rente, De l'honneur, de l'estime; et quand, par l'univers,
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